Référendum en Nouvelle-Calédonie: 73,68% de participation à 17h

REFERENDUM Les 284 bureaux de vote ont ouvert dimanche à 8h (22h samedi, heure de Paris) pour un référendum d’autodétermination historique où le non à l’indépendance part favori...

M.C. avec AFP

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Un bureau de vote à Nouméa, le 4 novembre 2018.
Un bureau de vote à Nouméa, le 4 novembre 2018. — Theo Rouby / AFP

Un taux de participation élevé. En Nouvelle-Calédonie, qui vote ce dimanche pour ou contre l’indépendance, quelque 73,68 % des inscrits s’étaient déplacés à 17h, selon le Haut-commissariat.

Les 284 bureaux de vote ont ouvert dimanche à 8h (22h samedi, heure de Paris) pour un référendum d’autodétermination historique où le non à l’indépendance part favori. A titre de comparaison, le Haut-commissariat rappelle que le taux de participation à la même heure lors des élections provinciales de 2014 était de 58,19 %.

Les électeurs ont jusqu’à 18h (8h à Paris) pour venir dire s’ils souhaitent que la Nouvelle-Calédonie « accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ». La proclamation des résultats est attendue dans la soirée (soit dimanche matin en métropole) et le président Emmanuel Macron s’exprimera peu après.

« C’est un grand jour pour nous »

Dans les bureaux de vote de l’école Candide Koch, dans le quartier de la Vallée des colons à Nouméa, où la population est mélangée, plusieurs dizaines de personnes se pressent, formant de longues queues, a constaté l’AFP.

« On est installé ici depuis cinq générations, je me devais de venir », explique Alix, une grand-mère de 81 ans, qui a été la première à mettre son bulletin dans l’urne. « Je devais aller à la pêche, mais j’ai préféré aller voter, car j’espère qu’on va rester français. Si on n’a pas la France, c’est la misère », témoigne Fred Monnin, 73 ans.

Dans le plus vieux quartier kanak de Nouméa, Montravel, au nord, les électeurs sont majoritairement kanak. Là aussi, plusieurs dizaines de personnes font la queue, certains arborant ostensiblement les couleurs du drapeau de la « Kanaky » sur leur tee-shirt ou leur chapeau. C’est le cas de Patrick Watrone, 43 ans. « C’est un grand jour pour nous, c’est le moment où la vérité va sortir. Mon père, mon grand-père ont lutté pour ce pays, aujourd’hui c’est une deuxième lutte dans les urnes », explique-il.