Déchets nucléaires: Des documents liés au site d'enfouissement de Bure piratés

HACKERS Un e-mail envoyé aux salariés évoquait des « actions diverses visant votre entreprise et les personnes impliquées dans le projet Cigéo »... 

20 Minutes avec AFP
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Bure: Le site de stockage de déchets nucléaires  Le 01 juillet 2015.
Bure: Le site de stockage de déchets nucléaires Le 01 juillet 2015. — ERIC DESSONS/JDD/SIPA

Des éléments « confidentiels, mais pas si sensibles », selon Le Monde. Des documents en lien avec le site d’enfouissement de déchets nucléaires de Bure, dans la Meuse, ont été piratés en juin, a affirmé le journal français qui a enquêté avec des médias allemands.

L’attaque a été portée, dans la nuit du 10 au 11 juin, contre une société française, Ingérop, qui fait partie des prestataires travaillant au projet Cigéo de stockage en profondeur des déchets nucléaires à Bure, via un courriel envoyé aux 1.700 salariés du groupe, relate le journal dans son article mis en ligne jeudi soir. Le courriel de provenance inconnue évoquait des « actions diverses visant votre entreprise et les personnes impliquées dans le projet Cigéo » et appelait les salariés à transmettre toutes les informations confidentielles à leur disposition sur le projet Cigéo à une adresse électronique prétendument sécurisée, poursuit Le Monde.

Les hackers n’ont toujours pas été identifiés

Dix jours plus tard, des documents commencent à être mis en ligne, concernant non seulement le site de Bure mais également la centrale nucléaire de Fessenheim, et des centres pénitentiaires français, ajoute le journal en précisant toutefois que les éléments publiés sont « confidentiels, mais pas si sensibles ». Malgré les enquêtes menées en France et en Allemagne, notamment par la section du Parquet de Paris spécialisée sur la cybercriminalité en coopération avec le parquet de Cologne, les hackers n’ont toujours pas été identifiés, selon le journal.

Le gouvernement français a lancé fin septembre une consultation publique sur la gestion des matières et déchets radioactifs sur le territoire français. Parallèlement, un « centre d’information et de ressources à destination du grand public » a été lancé sur le projet Cigéo, qui vise à enfouir à 500 m sous terre les déchets les plus radioactifs ou à vie longue du parc nucléaire français, et qui suscite une farouche opposition de plusieurs organisations et lanceurs d’alerte.