VIDEO. Appel à la «purge» contre les policiers: Le préfet de Martinique dépose plainte

ENQUETE Un message, faisant état de l'organisation d'une «purge contre les forces de l'ordre en Martinique à partir du 9 novembre à 20h30», avait circulé sur les réseaux sociaux...

20 Minutes avec AFP
— 
Franck Robine, le préfet de Martinique, à Matignon, à Paris, le 29 juin 2018.
Franck Robine, le préfet de Martinique, à Matignon, à Paris, le 29 juin 2018. — JACQUES DEMARTHON / AFP

Le préfet de Martinique monte au créneau. Après l'appel à une «purge» des policiers dans le département, Frank Robine a déposé plainte contre X ce jeudi, a annoncé la préfecture dans un communiqué.

« Suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’un message appelant à la violence, à la destruction des biens immobiliers et mobiliers de la police et à la rébellion lors des contrôles réalisés par les forces de l’ordre en Martinique, Franck Robine, Préfet de la Martinique, a déposé une plainte ce jour contre X, pour appel à la violence contre des forces de l’ordre », explique le texte.

Un Isérois de 19 ans jugé pour provocation

Dans ce communiqué, Franck Robine affirme qu’il « condamne avec la plus grande fermeté ces menaces à l'encontre des agents de l'Etat qui œuvrent quotidiennement pour la sécurité de tous, il réaffirme son soutien entier aux forces de l’ordre ». Un message, faisant état de l’organisation d’une « purge contre les forces de l'ordre en Martinique à partir du 9 novembre à 20h30 », avait circulé sur les réseaux sociaux, donnant même des précisions sur les actions à mener à Fort-de-France.

Ce mercredi, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait demandé aux préfets «une mobilisation renforcée», après la diffusion sur les réseaux sociaux de messages appelant à une « purge » des policiers le soir d’Halloween. En métropole, un jeune Isérois de 19 ans, à l’origine du premier message devenu viral, sera jugé le 28 novembre pour « provocation, non suivie d’effet, au crime ou délit », après son appel à la « purge » le mercredi 31 octobre, soir d’Halloween. Il évoque de son côté « une énorme blague ». Une deuxième interpellation a eu lieu à Sarcelles.