Lyon: Ils viennent travailler avec leurs animaux de compagnie

NOUVEAUTÉ La société SantéVet permet à ses salariés de venir au bureau avec leurs chiens ou leur perroquet...

Caroline Girardon

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A Lyon, les salariés de SantéVet sont autorisés à venir travailler avec leurs animaux de compagnie. Ici Yacine et sa femelle perroquet, Ivy. Lancer le diaporama
A Lyon, les salariés de SantéVet sont autorisés à venir travailler avec leurs animaux de compagnie. Ici Yacine et sa femelle perroquet, Ivy. — C. Girardon / 20 Minutes
  • Venir au travail avec son chien est une pratique encore peu répandue en France.
  • La société SantéVet à Lyon permet depuis quelques mois à ses salariés de pouvoir le faire.
  • Pour le PDG de l’entreprise, la présence des animaux au bureau améliore l’ambiance de travail et les résultats.

Venir avec son perroquet ou son chien au bureau. L’idée, qui peut paraître saugrenue, fait doucement son chemin en France. A Lyon, la société SantéVet, leader français de l’assurance de santé animale, qui fête ses 15 ans, permet à ses salariés depuis quelques mois de venir travailler avec leurs animaux de compagnie. Principalement des chiens.

« C’est le propre de l’animal de compagnie. Pourquoi le laisser à la maison ? Pour qu’il aboie la journée ? », s’interroge Jérôme Salord, le fondateur de l’entreprise. A ses pieds, Mozart roupille paisiblement. « Les salariés sont beaucoup plus détendus. La présence d’un animal a une vertu déstressante, cela fonctionne très bien », assure-t-il. Un simple coup d’œil dans les allées de l’entreprise permet de le confirmer.

Renforcer le dialogue

Orka, petite chienne tire sur le bout de sa laisse pour glaner quelques caresses. C’est Elodie qui a la mission de la surveiller et de la promener quelques minutes pour lui dégourdir les pattes. « Ce n’est pas mon chien, c’est celui de ma collègue mais elle s’est absentée afin de faire quelques commissions. Alors en son absence, je m’en occupe », sourit la jeune femme.

Ici, tout le monde prend soin des animaux des uns et des autres. Celui qui fait une pause se propose spontanément pour descendre l’un des chiens présents. « Forcément, cela renforce les liens et le dialogue entre collègues. Cela crée une cohésion d’équipe. L’ambiance de travail est différente », ajoute-t-elle.

Des règles et une charte à respecter

« Cela change en effet », confirme Christopher, 31 ans, conseiller commercial. Menko, son chihuahua, a pris le coup et attend désormais chaque fois devant la porte de son domicile, prêt à partir au bureau.

Toutefois, Jérôme Salord veille à ce que ça ne soit pas l’anarchie dans ses bureaux. « On limite la présence d’animaux à trois ou quatre par jour avec une rotation », explique-t-il. Si les chiens sont autorisés, les chats en revanche, sont priés de rester à la maison. « La raison principale est que plus de gens sont allergiques au poil de chats que de chiens. Mais ce sont également des animaux plus peureux qui ne peuvent pas être tenus en laisse », détaille le PDG. Et plus imprévisibles aussi.

Chaque salarié doit également respecter une charte : il est interdit aux animaux d’accéder aux toilettes ou aux cuisines pour des raisons d’hygiène. Le chien doit être propre. Et en cas d’incident, leur propriétaire s’engage à « réparer les petits dégâts ». Autre règle : l’animal doit être tenu en laisse lorsqu’il n’est pas sur les genoux de son maître. La seule exception concerne Ivy, une femelle perroquet, devenue rapidement la mascotte de l’entreprise.

Ivy, la mascotte de l’entreprise

« C’est un peu comme un enfant. Elle réclame beaucoup d’attention », explique Yacine, 36 ans, son propriétaire. Le petit animal n’hésite d’ailleurs à se pendre par les pattes sur son perchoir, la tête à l’envers, pour amuser la galerie ou répéter les phrases entendues au téléphone. « Elle aime bien traverser la pièce pour aller voir Françoise afin de jouer avec elle ou lui réclamer quelques amandes », poursuit-il, expliquant que « caresser l’oiseau lui procure un sentiment d’apaisement ». « C’est un peu comme si on était à la maison et pas au bureau ».

Selon Jérôme Salord, les bénéfices pour l’entreprise sont réels même s’il reste difficilement quantifiable. « Alors que nos conseillers clientèle traitent plusieurs centaines d’appels et de mails par jour, je suis certain que la présence d’animaux contribue à détendre l’atmosphère et par ricochet, à mieux servir la clientèle », conclut-il.