Radars: Près de 90 % des recettes ont servi à financer la sécurité routière en 2017

REDISTRIBUTION Le reste des recettes de radars, soit 88,7 millions d’euros, ont été affectées au désendettement de l’État…

20 Minutes avec AFP

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Illustration de radars. 27/01/2011 Toulouse
Illustration de radars. 27/01/2011 Toulouse — Frédéric Scheiber/20MINUTES

Près de 925 millions d’euros. C’est la somme, issue des amendes de radars automatiques, qui a financé la lutte contre l’insécurité routière, a annoncé, ce mardi, le ministère de l’Intérieur.

Sur les 1.013 milliards récoltés par les radars, 924,5 millions d’euros, soit 91,2 %, ont été utilisés pour financer la sécurité routière, et notamment l’entretien et la modernisation du réseau routier. Les 8,8 % restants, soit 88,7 millions d’euros, ont été affectés au désendettement de l’État, détaille le communiqué du ministère, reprenant un rapport annexé au Projet de loi de finances 2019.

Des recettes réparties

Près des trois-quarts (73 %) des 924,5 millions ont été répartis entre l’Agence de financement des infrastructures de transports de France (405,5 millions d’euros), en charge de « moderniser et sécuriser le réseau routier » (routes, tunnels…), et les collectivités locales (270 millions d’euros), qui ont également en charge une part des aménagements routiers (carrefours, arrêts de transports en commun, etc.).

Le reste (27 %), soit 249 millions d’euros, a été octroyé à la Délégation interministérielle à la sécurité routière pour financer « le système de gestion des points du permis de conduire », notamment l’expédition des lettres d’information des contrevenants sur le nombre de points dont ils disposent, l’entretien des 4.446 radars et les actions de sensibilisation (campagnes de prévention, études, etc.).

Une nouvelle hausse de 12 % des recettes de radars prévue en 2019

En 2016, 91,8 % des recettes des radars avaient été consacrées à la sécurité routière et 8,2 % au désendettement de l’État. C’est la deuxième année que l’État rend public ce rapport, conformément à une décision du Conseil interministériel de sécurité routière du 2 octobre 2015 destinée à combattre l’idée de radars « pompes à fric ».

Depuis 2003, les recettes des radars n'ont cessé d'augmenter. Après avoir franchi la barre du milliard d’euros en 2017, elles devraient rapporter 1,029 milliard d'euros en 2018, selon des estimations gouvernementales. Pour 2019, les autorités tablent sur une nouvelle hausse de 12%, en raison notamment de l'abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur certaines routes, entré en vigueur le 1er juillet.