Train: Pourquoi les Ouigo ne passeront pas par Nîmes du 9 décembre au 21 mai

TRANSPORTS La direction de la filiale de la SNCF, qui a rencontré les élus ce lundi, n'a pas changé d'avis...

Nicolas Bonzom

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Un train Ouigo (Illustration)
Un train Ouigo (Illustration) — Claude Paris/AP/SIPA

A partir du 9 décembre, il n’y aura plus de Ouigo à Nîmes, jusqu’au printemps prochain. Reçue en mairie ce lundi après-midi, la direction de la filiale de la SNCF n’est pas revenue sur sa décision de supprimer jusqu’au 21 mai le passage de ses trains low cost par la gare de la commune, malgré le mécontentement du maire Jean-Paul Fournier (LR).

Furax, l’élu avait écrit le 12 octobre dernier à Guillaume Pépy, le patron de l’entreprise ferroviaire, pour s’indigner de la suppression des Ouigo Paris-Montpellier et Montpellier-Paris, en gare de Nîmes, dès la mi-décembre. Une décision prise « sans concertation », qui pourrait avoir « des conséquences inacceptables sur la vie quotidienne de très nombreux usagers nîmois et des habitants de tout le territoire », avait grondé l’élu.

En passant par Sud de France, les Ouigo passent sous le nez des Nîmois

La raison de cette suppression est simple, mais difficile à avaler pour les Nîmois : du 9 décembre au 21 mai, les Ouigo ne desserviront plus la gare Saint-Roch à Montpellier, mais la tant décriée nouvelle gare Sud de France, empruntant ainsi les voies du contournement ferroviaire Nîmes -Montpellier. Impossible, alors, de desservir la gare de Nîmes, dont les habitants seront privés de trains low cost pendant six mois.

A l’horizon 2020, quand la gare Nîmes-Pont-du-Gard sera sortie de terre à Manduel, elle accueillera trois allers-retours en Ouigo entre Paris et Montpellier, tandis que la gare Nîmes-Centre en accueillera deux, indiquent les services de la SNCF ce lundi.