VIDEO. Gard : Echauffourées entre gendarmes et anticorridas en marge d’un festival taurin

CORRIDA A Rodilhan, plusieurs centaines de manifestants ont défilé contre la corrida…

avec AFP

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Un taureau lors d'une corrida (illustration).
Un taureau lors d'une corrida (illustration). — Daniel Ochoa de Olza/AP/SIPA

Ce dimanche, plusieurs centaines de militants anticorrida ont manifesté à Rodilhan, une petite commune du Gard, devenue le symbole de l’affrontement entre aficionados et anticorrida. Les accès au centre-ville, où se trouvent les arènes où s’est déroulé un festival taurin, ont été barrés par de hautes barrières en fer, gardées par des gendarmes.

Sirènes et sifflets, tambours et casseroles, les participants de cette « manifestation pour l’arrêt des séances de tortures » à l’appel du Crac, le Comité radicalement anticorrida, ont tout fait pour se faire entendre des amoureux de la corrida. Parmi eux, le Montpelliérain​ Rémi Gaillard, engagé dans la lutte pour les droits des animaux.

Gaz lacrymogènes

Des échauffourées ont éclaté et selon Midi Libre, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes ce dimanche à Rodilhan, pour disperser les manifestants.

Jean-Pierre Garrigues, mort en 2017, ex-président du Crac, avait enseigné à Rodilhan. Le militant avait transformé la localité en une ville symbole de la lutte anticorrida.

Le 8 octobre 2011, des dizaines d’activistes anticorridas s’étaient enchaînés au centre des arènes de la commune, en déclenchant des fumigènes, avant de scander des slogans le poing levé. Ils avaient été frappés alors qu’ils étaient au sol, entravés, et évacués avec brutalité par des adeptes de la corrida. Des peines allant jusqu’à six mois de prison ferme avaient été prononcées en 2016 par le tribunal correctionnel de Nîmes contre 17 de ces aficionados. Plusieurs d’entre eux ont fait appel des condamnations.