SOS Méditerranée: Le soutien de 56 personnalités de droite et d'extrême droite aux identitaires

ENQUÊTE Dans une tribune, les signataires appellent à l’abandon des charges à l’encontre des militants de Génération identitaire ayant envahi le siège de l’association à Marseille…

20 Minutes avec AFP

— 

Les signataires de la tribune demandent une enquête parlementaire sur SOS Méditerranée et la mise sous séquestre de son navire l'Aquarius.
Les signataires de la tribune demandent une enquête parlementaire sur SOS Méditerranée et la mise sous séquestre de son navire l'Aquarius. — AFP

Cinquante-six personnalités de droite et d'extrême droite ont apporté leur soutien à l'action des militants de Génération identitaire (GI) qui ont envahi début octobre le siège de l'ONG SOS Méditerranée, demandant l'abandon des charges à leur encontre.

Le 5 octobre, 22 militants du mouvement d'extrême droite GI ont fait brutalement irruption au siège de l'ONG à Marseille et déployé une banderole accusant SOS Méditerranée d'être «complice du trafic d'êtres humains».

Le 7 octobre, ces militants ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire pour «violences en réunion», «séquestration», «participation à un groupement en vue de commettre des violences» et «enregistrement et diffusion d'images violentes».

Louis Aliot, Thierry Mariani et Charles Millon parmi les signataires

«Nous soutenons les 22 de Marseille. Nous appelons à l'abandon des charges à leur encontre. Nous demandons une enquête parlementaire sur SOS Méditerranée et la mise sous séquestre de son navire l'Aquarius», écrivent dans une tribune publiée sur le site de Valeurs Actuelles 56 personnalités, parmi lesquelles le député RN (ex FN) Louis Aliot, l'ancien ministre LR Thierry Mariani, l'ancien ministre Charles Millon, ou l'essayiste Alain de Benoist.

«L'occupation des locaux de SOS Méditerranée a été menée de façon pacifique», sans «effraction», «séquestration» ou «coup», affirment les signataires.

Le personnel «brutalisé», selon SOS Méditerranée

«La répression contre les militants identitaires relève de l'acharnement politique et non du droit», estiment-ils, qualifiant de «délétères» les actions de SOS Méditerranée et considérant que «la grande majorité des Français refuse cette immigration massive imposée».

Selon la directrice générale de SOS Méditerranée, Sophie Beau, le 5 octobre, le personnel de l'ONG «a été brutalisé, certains plaqués» puis «éjectés de force de leur bureau» quand d'autres ont été «retenus».

Mercredi, SOS Méditerranée a promis d'attaquer en diffamation ceux qui «criminalisaient» les actions de son bateau de sauvetage en mer, l'Aquarius, en relayant «de fausses informations».