Clermont-Ferrand: Le Bastion Social, c'est fini! Le mouvement d'extrême-droite ferme son local

FERMETURE Ils seront restés à peine trois mois dans la capitale auvergnate...

20 Minutes avec AFP

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Le local bar  Arcadia. Bastion social à Strasbourg le 23 janvier 2018 (Photo d'illustration).
Le local bar Arcadia. Bastion social à Strasbourg le 23 janvier 2018 (Photo d'illustration). —

A bout, les membres du Bastion Social de Clermont-Ferrand ont décidé de jeter l’éponge. Se disant « sous pressions policières, administratives et juridiques », le mouvement d’extrême-droite ferme son local situé dans le centre historique, a-t-il annoncé sur Facebook.

Un millier de personnes avaient manifesté en juillet pour s’indigner de leur implantation dans la capitale auvergnate. Depuis, au moins trois cas d’agressions avaient été reprochées à des membres du mouvement. Et le 20 septembre, deux militants, dont le responsable local, ont été interpellés et placés en détention provisoire, rapportent-ils sur leur page Facebook. « Des arrestations qui s’inscrivent dans le cadre plus général de répression envers notre mouvement », dénoncent-ils.

Le Bastion Social, né à Lyon et fondé par des membres du Groupe Union Défense (GUD), syndicat étudiant d’extrême droite a essaimé depuis à Aix-en-Provence, Chambéry, Marseille, Strasbourg. Il adhère aux thèses du « grand remplacement », qui prophétise la disparition des « peuples européens », tout en affirmant lutter contre le « capitalisme ultra-libéral ».