Nantes: Pourquoi l'accueil périscolaire est perturbé dans trois quarts des écoles, ce mardi

SOCIAL Deux syndicats ont appelé les agents de Léo-Lagrange à la grève, ce mardi...

J.U.

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L'accueil périscolaire de l'école publique George-Sand à Nantes.
L'accueil périscolaire de l'école publique George-Sand à Nantes. — F.Brenon/20Minutes

C’est la pagaille ce mardi pour un bon nombre de familles nantaises. Dans les trois quarts des écoles, l’accueil périscolaire sera perturbé toute la journée. Selon la mairie de Nantes​, un établissement sur deux n’a pas pu recevoir les enfants, ce matin. Ce midi, il va falloir aussi s’organiser, car 103 accueils sur 163, soit 75 %, affichera porte close.

En cause, un appel à la grève lancé par deux organisations syndicales aux agents de Léo-Lagrange. Cette association d’éducation populaire est le nouvel opérateur en charge du périscolaire depuis la rentrée, où ont été transférés les 800 salariés de l’ancienne structure, Nantes action périscolaire. Une manifestation s’est déroulée devant la mairie en fin de matinée. Le taux de grévistes est de 48 %.

« Dans l’incompréhension face à cette grève »

Les syndicats Sud et CGT évoquent différents couacs, dénoncent « des conditions de travail dégradées », et craignent pour certains acquis, comme le paiement d’un 13e mois. « Les salariés ne bénéficient pas des mêmes droits selon leur intégration […], dénoncent les syndicats. Nous soulevons plusieurs incohérences. » En plus de ce statut à deux vitesses, les salariés pointent une désorganisation, avec des fiches de poste manquante ou contrats de travail incomplets. « L’amélioration et la qualité des accueils périscolaires ne pourront, hélas, pas se faire au détriment de nos conditions de travail ».

« On est dans l’incompréhension face à cette grève, réagit Sarah Fréhel, la directrice de Léo-Lagrange Ouest. Quand il y a un transfert de personnels, les accords tombent, c’est dans la loi, mais nous avions déjà proposé une méthode pour un nouvel accord, avec des discussions qui doivent démarrer vendredi. »

Léo-Lagrange admet que « pour une vingtaine de salariés, il y a beaucoup de travail ». « Certaines tâches vont leur être enlevées mais on ne peut pas tout mettre en place en 40 jours, se défend la directrice. Nous avons déjà eu deux rencontres avec les syndicats depuis le mois de juillet. »