Paris: Contre le gaspillage alimentaire, l'AP-HP veut donner ses repas en trop aux associations

ALIMENTATION Les surplus issus de leurs cuisines sont mis à disposition des Restos du cœur et de l’association Entraide et partage avec les sans-logis...

20 Minutes avec AFP

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L'hôpital Cochin fait partie des établissements parisiens participant à l'opération.
L'hôpital Cochin fait partie des établissements parisiens participant à l'opération. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Donner plutôt que jeter. L’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) teste la distribution de plats non consommés par les patients et les personnels à des associations caritatives comme les Restos du cœur. Un projet semé d’obstacles présenté ce lundi par la direction.

A la veille de la 5e Journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire, le directeur général de l’AP-HP Martin Hirsch a expliqué vouloir « montrer » que les hôpitaux pouvaient s’engager sur ce thème « pour de vrai ». Depuis septembre, deux établissements participent à l’expérimentation : la Pitié Salpêtrière et l’hôpital Cochin. Les surplus issus de leurs cuisines sont mis à disposition des Restos du cœur et de l’association Entraide et partage avec les sans-logis.

En accord avec la loi contre le gaspillage

Initiée en 2016 avec l’aide de la start-up Eqosphère, la démarche a précédé la loi Alimentation votée cette année et qui étend aux cantines collectives l’obligation de dons des excédents à des associations. « Il ne s’agit pas d’aller piocher dans les poubelles de l’AP-HP », prévient Joe-Pascal Saji, son référent restauration, distinguant les assiettes non terminées des plats préparés non consommés.

Premier constat : la Pitié, plus grand hôpital de France, jette peu de plats non entamés. En 16 jours de collecte, 850 portions ont pu être données aux associations, à comparer aux 5.000 à 7.500 plats concoctés chaque jour dans ses murs. Une « bonne surprise », selon Martin Hirsch, l’AP-HP cherchant aussi à limiter le gaspillage en amont, en améliorant l’évaluation des besoins ou l’attractivité des menus. A terme, cette expérimentation devrait s’étendre, si l’expérience est concluante, à l’ensemble des hôpitaux de l’AP-HP et de leurs 23 millions de repas par an.