Le nombre de policiers et de gendarmes tués dans l'exercice de leurs fonctions a reculé en 2017

SÉCURITÉ Les forces de l'ordre ont également été moins blessées l'année dernière que lors des années précédentes, révèle une étude de l'ONDRP publiée ce mardi...

T.C.

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Les effectifs de policiers en charge de la sécurité publique sont ceux qui ont été le plus blessés en 2017 (illustration.
Les effectifs de policiers en charge de la sécurité publique sont ceux qui ont été le plus blessés en 2017 (illustration. — J. Gicquel / 20 Minutes
  • L’ONDRP (Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales) publie ce mardi une étude sur « les policiers et gendarmes tués et blessés en 2017 ».
  • Après une année 2016 particulièrement meurtrière, le nombre de fonctionnaires et de militaires tués en service ou en mission a diminué l'an dernier.
  • Par ailleurs, le nombre de policiers et gendarmes blessés est au plus bas depuis 2013.

Au cours des cinq dernières années, 93 policiers et gendarmes ont perdu la vie dans l’exercice de leur fonction. L’année 2016 avait été particulièrement meurtrière : 26 membres des forces de l’ordre avaient été tués, en mission ou en service. Mais en 2017, ce nombre a diminué de 43 %, signale une étude de l' ONDRP (Observatoire nationale de la délinquance et des réponses pénales). Quinze fonctionnaires de police et militaires sont décédés l’année dernière. « Les policiers et les gendarmes ont été moins exposés en 2017 qu’ils ne l’ont été en 2016 ou en 2015 », explique à 20 Minutes Christophe Soullez, directeur de l’Observatoire.

Dans le détail, sept policiers sont morts l’année dernière, dont quatre en mission. Parmi eux, trois ont été tués avec une arme « qu’elle soit à feu, blanche ou par destination », et un autre a été victime d’un accident de la route, indique l’étude. Par ailleurs, trois autres agents ont perdu la vie en service, c’est-à-dire durant les heures de travail. Concernant les gendarmes, aucun n’est mort en mission l’an passé mais huit d’entre eux ont perdu la vie en service : quatre dans un accident de la circulation, un autre dans un « accident de sport » et trois autres « en dehors du cadre d’intervention et de réalisation d’une opération de police ».

De moins en moins de blessés

Autre enseignement de l’étude. 18.316 policiers et gendarmes ont été blessés dans le cadre de leurs activités en 2017. Un nombre en diminution quasi continue depuis 2013 où l’on en comptait 19.283. Parmi ceux qui l’ont été en 2017, 7.212 gendarmes, dont 1.926 l’ont été à la suite d’une agression. Leur proportion est en légère diminution de 3 % par rapport à 2016. De son côté, la police recense 11.104 agents blessés dans ses rangs. Soit une baisse de 8 % par rapport à l’an passé. 414 l’ont été « par arme en mission ». Là aussi, leur nombre chute de 40 % entre 2016 et 2017.

Parmi les 5.164 policiers blessés en mission, 64 % étaient en charge de la sécurité publique. « Ce sont ceux qui sont le plus en contact avec le public et qui sont le plus exposés aux situations de violence qu’ils peuvent être amenés à interrompre », explique Christophe Soullez. « Ces policiers peuvent être blessés à l’occasion d’interpellations, de contrôles d’identité, à l’occasion de violences urbaines ou lors d’interventions dans le cadre familial. Ils sont en première ligne », poursuit le directeur de l’ONDRP. Enfin, 5 % des policiers blessés étaient affectés dans une compagnie républicaine de sécurité CRS. « Ils sont, dans le cadre de leurs missions de maintien de l’ordre, au contact d’une population parfois violente. »