Malgré le sentiment d'«abandon» du monde rural, 81% des Français aimeraient vivre à la campagne

VIVRE AILLEURS Selon cette étude commandée par «Familles rurales» et publiée ce mardi, 60 % des jeunes de moins de 25 ans se disent attirés par la campagne…

L.Br.

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Le clocher de Fromelles à proximité de Lille.
Le clocher de Fromelles à proximité de Lille. — Denis Charlet / AFP

Le grand air, la nature, le calme… Très appréciée, parfois un peu mystifiée, la vie à la campagne fait toujours rêver les Français. D’après un sondage réalisé par l’Ifop pour Familles rurales et publié mardi, huit personnes sur dix pensent que la vie à la campagne est idéale. Même si elle concentre quelques critiques

Pour les personnes sondées, la vie à la campagne présente plusieurs avantages : un environnement calme et moins pollué, un coût de la vie inférieur et une plus grande qualité de vie. Un constat partagé par les urbains et les ruraux. La surprise réside dans les chiffres concernant les jeunes de moins de 25 ans : 60 % d’entre eux se disent attirés par la campagne.

Sentiment « d’abandon »

La vie à la campagne est un « idéal » mais n’est pas idéalisée : les sondés l’associent aussi à des difficultés comme le chômage, la pauvreté ou la disparition des services de proximité. Près de 60 % des urbains font ce constat, partagé par 43 % des ruraux. Plus étonnant, les ruraux ne sont pas tendres avec leur cadre de vie et estiment à 51 % être abandonnés par l’Etat, plus que les banlieues.

Chez les ruraux, ce sentiment d’abandon est exacerbé par l’impression que la situation se dégrade d’année en année, notamment au niveau de l’accès aux services publics. Principaux griefs de ceux qui vivent à la campagne : la désertificiation médicale, l’aide à l’installation des entreprises et l’accès à internet.

Malgré tout, 93 % d’entre eux se disent satisfaits de vivre à la campagne : seuls 5 % seraient prêts à quitter le monde rural à cause de « l’enclavement » et de « l’ennui ».