Grève à la SNCF et la RATP: Trafic quasi normal attendu mardi

PREVISIONS Seules quelques perturbations en Midi-Pyrénées, en Occitanie et en Aquitaine sont à prévoir... 

20 Minutes avec AFP

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Guillaume Pepy assure que le dialogue n'est pas rompu entre la SNCF et les cheminots au lendemain de deux jours de grève
Guillaume Pepy assure que le dialogue n'est pas rompu entre la SNCF et les cheminots au lendemain de deux jours de grève — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Que les usagers des transports ferroviaires se rassurent, le trafic sera quasi normal, mardi, malgré l’appel à la grève lancé par la CGT-Cheminots, Sud-Rail et FO, ont annoncé, ce lundi, les directions de la SNCF et de la RATP.

Selon la SNCF, l’impact de cette grève sur le trafic ferroviaire devrait être « quasi nul », avec seulement « des perturbations mineures en Midi-Pyrénées, en Occitanie et en Aquitaine », a indiqué la direction du groupe. Du côté de la RATP, on annonce un « trafic normal » pour mardi.

Statut des cheminots et privatisation des petites lignes

A la SNCF et à la RATP, la CGT, SUD et FO ont lancé un appel à la grève pour mardi, jour de mobilisation interprofessionnelle contre la politique du gouvernement. Les syndicats entendent également se mobiliser contre le changement de statut des cheminots, prévu dans la réforme ferroviaire. À partir du 1er janvier 2020, les nouvelles recrues ne seront plus embauchées au statut, mais dans un cadre contractuel qui reste à négocier.

Jeudi, Guillaume Pepy avait indiqué que le « nouveau pacte social » de la SNCF concernerait tous les agents, au grand dam des principaux syndicats, qui crient à la « provocation ». Par ailleurs, les syndicats ont critiqué, vendredi, un projet de la direction de confier à des entreprises privées l’entretien de certaines petites lignes, la CGT affirmant que cela coûterait « plus cher », SUD dénonçant de futures suppressions de postes.

Une mobilisation contre « la casse des droits collectifs »

Les trois syndicats ont appelé à un mouvement interprofessionnel pour protester contre la politique « idéologique » du gouvernement et « la casse des droits collectifs ». Une date également choisie par neuf organisations de retraités, qui entendent protester contre la revalorisation de leurs pensions, jugée trop faible.

CGT et FO s’étaient déjà affichés ensemble en juin, mais la mobilisation était restée très modeste. A Paris, la CGT avait comptabilisé 15.000 manifestants, la police 2.900. Les étudiants de l’Unef et les lycéens de l’UNL seront aussi au rendez-vous mardi. Le défilé parisien partira à 14 heures de Montparnasse vers la Place d’Italie.