Toulouse: Avec ParA Cheval, les cavaliers handicapés mettent le pied à l'étrier des concours

HANDICAP Pour intégrer les cavaliers handicapés aux épreuves des valides, cette association sensibilise les centres équestres à leur accueil et aux aménagements nécessaires…

Julie Rimbert

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Charlotte Demeitrache, malvoyante, participe à des compétitions de dressage avec l'association ParA Cheval.
Charlotte Demeitrache, malvoyante, participe à des compétitions de dressage avec l'association ParA Cheval. — Clichés équins
  • L’association ParA Cheval, basée à Plaisance-du-Touch, milite pour la promotion de l’équitation pour les personnes atteintes d’un handicap visible ou invisible.
  • Grâce à la sensibilisation des clubs, certains cavaliers handicapés peuvent désormais participer aux mêmes épreuves que les valides.

Depuis l’an dernier, les cavaliers handicapés peuvent participer aux concours d’équitation dans les mêmes épreuves que les valides. Malgré cette évolution de la réglementation, peu de  personnes handicapées sont intégrées aux compétitions officielles car l’accueil de ces cavaliers nécessite des aménagements.

C’est pour faire bouger les mentalités que l’association ParA Cheval, basée à Plaisance-du-Touch et créée en novembre 2017, milite pour la promotion de l’équitation pour les personnes atteintes d’un handicap visible ou invisible.

54 compétitions en Occitanie

Et à force de sensibiliser les centres équestres, les épreuves para-équestres commencent à se développer dans la région : 54 épreuves de sauts d’obstacle sont organisées cette année dans la région, sur les 134 qui se tiennent en France. « Notre association a une vocation nationale puisque nous comptons des cavaliers dans toute la France, explique Nicolas Français, président de ParA Cheval. Par rapport à l’an dernier, le nombre de concurrents handicapés participant à ces épreuves a été multiplié par deux ».

Ce week-end, Adélaïde Duquesne, malentendante âgée de 26 ans, participe à un concours de saut d’obstacle aux côtés des valides. « Le fait de monter à cheval me permet d’oublier mes soucis du quotidien et mon handicap, confie cette cavalière depuis quinze ans. Cela me procure beaucoup de plaisir. Et parfois je dépasse même les valides ».

Acquisition de matériel adapté

Charlotte Demeitrache, non-voyante depuis dix ans suite à une maladie dégénérative de l’œil, participe quant à elle à des compétitions de dressage dans la région toulousaine. « Mon prochain concours a lieu en décembre à Pibrac, raconte-t-elle. Je sors depuis un an en épreuve para-équestre. C’est important d’avoir des associations pour sensibiliser les autres cavaliers aux performances dont nous sommes capables. »

Pour aider les clubs dans l’organisation de ces épreuves para-équestres, l’association se dote de matériel indispensable à ces cavaliers. Elle vient notamment d’acquérir une imprimante en braille qui permet d’imprimer la liste de départ des concurrents, directement sur le terrain de concours. Pour les cavaliers malentendants, la structure envisage l’achat d’un panneau lumineux pour donner le signal du départ et les résultats.

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