Nantes: Les migrants du foyer de Bréa déménagent pour un autre lieu

MIGRANTS Les occupants du bâtiment, devenu centre d'hébergement en mai, sont transférés dans un autre ex-Ehpad...

J.U.

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La maison de retraite de la rue Maurice-Sibille est occupée par des migrants
La maison de retraite de la rue Maurice-Sibille est occupée par des migrants — J. Urbach/ 20 Minutes

L'accès à la rue Maurice-Sibille, à Nantes, est fermé. Depuis ce jeudi matin, une opération, sous protection policière, se déroule dans le calme autour de l'ancienne maison de retraite Bréa, devenu un centre pour migrants depuis le mois de mai.

Cette fois encore, il ne s'agit pas d'une expulsion mais d'un déménagement, piloté et financé par l'Etat. Plusieurs cars ont été affrétés. Un transfert prévu de longue date puisqu'il avait été convenu qu'en septembre, la centaine d'occupants quitteraient les lieux, avec une proposition de relogement. Des travaux doivent en effet démarrer sur le site, appartenant à Nantes métropole habitat, pour devenir un foyer de jeunes travailleurs.

Un ancien Ehpad

Les migrants doivent rejoindre un autre ancien Ehpad, situé rue de Malville, de même capacité. Les personnes âgées qui y étaient hébergées avaient déménagées en septembre vers un établissement tout neuf, à Pirmil, indique la ville.

Au mois de mai, une centaine de jeunes gens investissaient cette maison de retraite désaffectée du centre-ville avant que l’Etat n’accepte d’en faire un centre d’accueil et d’hébergement d’urgence. Environ 150 places avaient été créées mais le lieu avait été vite saturé, atteignant une fréquentation de 500 personnes.

La préfecture avait alors décidé de désengorger petit à petit les lieux et en avait réglementé les accès, pour préparer au mieux ce déménagement. «Sur les 140 personnes restant à ce jour à Bréa, 127 d’entre elles, demandeurs d’asile, ont été orientées vers le site du Breil-Malville à Nantes. Les autres personnes refusant, depuis avril, toute démarche administrative feront l’objet d’un examen de situation au regard du droit au séjour par les services de la préfecture et ceux de la police aux frontières», indique la préfecture.