Don du sang: La durée d’abstinence demandée aux homosexuels pourrait être alignée sur celle des hétérosexuels

AMENDEMENT La période d’abstinence devrait, désormais, être la même pour tous, soit quatre mois d’absence de relations sexuelles avec des partenaires différents…

20 Minutes avec AFP

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Opération de Don du Sang, Salle des Illustres, à la Mairie de Toulouse Place du Capitole. 19/01/2011 Toulouse
Opération de Don du Sang, Salle des Illustres, à la Mairie de Toulouse Place du Capitole. 19/01/2011 Toulouse — Frédéric Scheiber/20MINUTES

C’est peut-être la fin d’une discrimination. Les députés ont voté, ce mercredi en commission, un amendement alignant la durée d’abstinence demandée aux homosexuels sur celle s’appliquant aux hétérosexuels pour pouvoir donner son sang.

La commission des Affaires sociales a adopté un amendement des socialistes, Hervé Saulignac en tête, mettant fin à une discrimination dans les dons du sang touchant les homosexuels. Si la loi est effectivement votée ainsi,la période d'abstinence demandée aux homosexuels pour donner son sang est la même que pour les hétérosexuels, soit quatre mois d’absence de relations sexuelles avec des partenaires différents.

« La loi doit retenir les comportements à risques et non des populations à risques »

« Pour tout homme donneur et toute femme donneuse, aucune distinction ne doit être faite en fonction du genre et sexe du ou des partenaires avec qui il ou elle aurait entretenu des relations sexuelles », stipule l’amendement adopté. Depuis juillet 2016, les hommes homosexuels peuvent théoriquement donner leur sang, geste qui leur était interdit depuis 1983 en raison des risques de transmission du sida. Mais cette possibilité est soumise à des conditions fixées par un arrêté du 5 avril 2016, notamment l’abstinence d’un an, qui doit être déclarée lors d’un entretien préalable.

« Cet amendement va dans le bon sens » et, s’il est adopté en séance, « va mettre un terme à une stigmatisation des hommes gay et bi », s’est félicité Joël Deumier, président de SOS Homophobie. « La loi doit retenir comme critère les comportements à risques et non des populations à risques », a-t-il ajouté.