Prix Nobel de physique: Un Français parmi les lauréats, Emmanuel Macron se dit «fier»

SUEDE Gérard Mourou est récompensé avec la Canadienne Donna Strickland et l’Américain Arthur Ashkin…

20 Minutes avec AFP

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Le Français Gérard Nourou parmi les trois lauréats du Prix Nobel de physique 2018.
Le Français Gérard Nourou parmi les trois lauréats du Prix Nobel de physique 2018. — Roman Vondrous/AP/SIPA

L’Académie royale de Suède a primé ce mardi trois chercheurs pour son prix Nobel de physique. Dont le Français Gérard Mourou pour ses recherches sur les lasers qui ont permis de développer des outils utilisés dans l’industrie et la médecine. Le prix récompense pour moitié l’Américain Arthur Ashkin, 96 ans, et pour l’autre moitié Gérard Mourou, 74 ans, et la Canadienne Donna Strickland, 59 ans.

Dans la foulée, Emmanuel Macron s’est félicité sur Twitter : « Nous sommes fiers de Gérard Mourou », a déclaré le chef de l’Etat, après l’attribution du prix Nobel de physique au chercheur français, professeur à l’École Polytechnique, pour ses travaux sur les lasers. « Il met à l’honneur la recherche fondamentale française et ses applications », a poursuivi le président de la République dans son message.

Physique du vide

Leurs découvertes ont « révolutionné la physique des lasers » et la conception « d’instruments de précision avancée qui ouvrent des champs inexplorés de recherche et une multitude d’applications industrielles et médicales », a indiqué l’Académie royale des sciences à Stockholm. Arthur Ashkin, désormais le lauréat Nobel le plus âgé toutes catégories confondues, a mis au point la « pince optique » qui permet de manipuler des organismes extrêmement petits comme les cellules, les particules et les virus.

Gérard Mourou, polytechnicien, et Donna Strickland ont inventé la technique d’amplification des lasers, appelée « Chirped Pulse Amplification (CPA) », qui génère des impulsions ultracourtes et de très haute puissance. Outre leur contribution à la physique du vide ou des trous noirs, les travaux des deux scientifiques ont permis d’opérer des millions de personnes dans le monde souffrant de myopie ou de cataracte.

Troisième femme à recevoir le prix

Jointe peu après l’annonce, Donna Strickland, professeure à l’Université de Rochester aux Etats-Unis, s’est dite honorée par le Nobel de physique, que seules deux femmes ont reçu avant elle depuis sa création en 1901. « Je pensais qu’il aurait été plus facile d’honorer les femmes physiciennes, nous en sommes là aujourd’hui et j’espère qu’avec le temps, les choses iront plus vite », a-t-elle réagi.

Avant elle, seules Marie Curie - qui a reçu aussi le Nobel de chimie en 1911 -, récompensée en 1903 avec son mari Pierre, et Maria Goeppert Mayer en 1963 ont été décorées par l’académie.