Philippe Martinez dénonce les «menaces de sanctions» contre les syndicalistes à la SNCF et à EDF

TRAVAIL Les cheminots ont été appelés à 37 jours de grève avant l’été 2018 par les syndicalistes de la SNCF…

20 Minutes avec AFP

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Philippe Martinez, le 12 octobre 2017 à Paris.
Philippe Martinez, le 12 octobre 2017 à Paris. — LUDOVIC MARIN / AFP

Des dizaines de syndicalistes sont « menacés de sanctions » à la SNCF et à EDF selon Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Ces menaces font suite des grèves à répétition du printemps, a-t-il affirmé ce jeudi, estimant qu’il devient « dur d’agir » à cause de la « répression ».

« Il y a de la répression contre ceux qui disent "on n’est pas d’accord" », a déclaré le patron de la CGT sur LCI, prenant pour exemples les deux entreprises publiques. « À la SNCF, qui est quand même une entreprise où les droits ne sont pas les plus faibles, il y a une soixantaine de syndicalistes qui sont menacés de sanctions, dont la radiation, ce qui est tout à fait exceptionnel, à cause de la grève », a-t-il indiqué.

« Le monde du travail a explosé »

Les cheminots avaient été appelés à 37 journées de grève d’avril à juin contre la réforme ferroviaire du gouvernement, finalement votée par le Parlement. Philippe Martinez a ajouté qu'« à EDF et dans l’énergie, c’est plus de 350 militants qui sont menacés » pour les mêmes raisons.

La mobilisation dans ce secteur s’était notamment traduite par des occupations de sites des distributeurs d’électricité Enedis et de gaz GRDF. « Les salariés sont en colère », mais « c’est plus dur d’agir aujourd’hui parce qu’il y a de la répression », a insisté le leader syndical. Avant de souligner que « le monde du travail a explosé », avec « plus de précarité, plus d’intérimaires, des temps partiels imposés ». « C’est quand même assez dommageable que dans le pays des droits de l’Homme le droit de grève soit menacé à ce point-là », a-t-il regretté.