Logement: Philippe annonce des ascenseurs obligatoires dans les nouveaux immeubles d'au moins trois étages

HABITAT Avec cette annonce, le gouvernement ne compense en rien le recul de sa loi Elan sur le nombre de logements accessibles aux personnes à mobilités réduites selon l’APF France handicap.…

20 Minutes avec AFP

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Des ascenseurs dans toutes les nouvelles constructions d'au moins trois étages.
Des ascenseurs dans toutes les nouvelles constructions d'au moins trois étages. — DAMIEN MEYER / AFP

Le gouvernement va rendre obligatoire « dans les mois qui viennent » la présence d’ascenseurs dans les immeubles neufs d’au moins trois étages, contre quatre actuellement, a confirmé mercredi le Premier ministre Edouard Philippe, lors d’un déplacement consacré au projet de loi Elan à Cergy (Val-d’Oise). « Nous étions en retard, je veux rattraper ce retard et nous voulons faire en sorte que les logements neufs qui sont construits puissent être toujours pensés et conçus avec ce souci de l’inclusion et ce souci de l’adaptation permanente », s’est justifié le Premier ministre.

La confirmation de cette mesure, envisagée par le gouvernement depuis juin, intervient alors que certaines mesures de simplification des normes par la loi Elan (« Évolution du logement, de l’aménagement et du numérique ») ont créé la polémique. Particulièrement critiqué : l’abaissement de 100 % à 10 % de la part des logements dits « accessibles » (handicapés…) dans les programmes neufs. La commission mixte Sénat-Assemblée a finalement remonté ce taux à 20 % la semaine dernière.

« Pas une compensation »

L’ascenseur obligatoire dans les constructions neuves de trois étages et plus est « une nouvelle attendue depuis longtemps par les associations mais cela ne compense en rien la baisse du nombre de logements accessibles due à l’article 18 de la loi Elan », a réagi sur Twitter l’APF France handicap.

Edouard Philippe a par ailleurs confirmé mercredi le doublement des moyens de l’Agence nationale de l’Habitat (Anah) consacrés à la rénovation des logements existants, qui passeront de 50 à 100 millions d’euros. Le texte Elan vise à limiter les recours contre les permis de construire et à accélérer les démarches en matière d’urbanisme. Il crée aussi des incitations à la transformation de bureaux en logements, afin de permettre le « choc d’offre » de logements voulu par Emmanuel Macron.