Nice: L'université Côte d'Azur lance sa campagne contre les violences sexuelles

FAC La fac placarde des affiches et ouvre une plateforme pour recueillir des témoignages... 

Mathilde Frénois
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Une étudiante dans un amphi. Illustration.
Une étudiante dans un amphi. Illustration. — F. Durand - Sipa
  • L’Université Côte d’Azur dit « stop aux violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur ».
  • L’ouverture d’une boîte mail permet le recueil de témoignage confidentiel. De l’autre côté, un personnel écoute les étudiants.

Dans les amphithéâtres, à la bibliothèque, au Crous, dans les instituts de recherche et dans les bureaux. Les violences sexuelles peuvent intervenir partout à la fac. C’est précisément dans ces lieux que l’université Côte d’Azur placardera les affiches de la campagne qu’elle vient de lancer pour dire « stop aux violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur ».

« Le milieu de l’enseignement supérieur n’est pas épargné par les violences faites aux femmes, pointe Véronique Van de Bor, chercheuse et chargée de mission égalité femme homme. Les agressions à l’université sont les même que celle de toute la société : des agressions verbales, physiques et jusqu’aux tentatives de viol. » A Nice, aucune statistique mais « quelques cas actuellement traités » selon la responsable.

Une campagne contre les violences sexuelles et sexistes a été lancée à Nice.
Une campagne contre les violences sexuelles et sexistes a été lancée à Nice. - Université Côte d'Azur

Témoignages confidentiels

« Un amphi, c’est fait pour rencontrer les grands textes, pas des petites phrases sexistes. » L’université Côte d’Azur a donc sorti les slogans pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Mais aussi une cellule d’écoute. L’ouverture d’une boîte mail (cvss@univ-cotedazur.fr) permet le recueil de témoignage confidentiel. De l’autre côté, un personnel écoute les étudiants.

« Le but est de comprendre pour mieux agir, affirme Véronique Van de Bor. On apporte une écoute, un conseil et un soutien. Cela nous permettra aussi de faire remonter les chiffres. » Car pour le moment, impossible de connaître le nombre d’agressions qui ont eu lieu sur les bancs de la fac ou les bureaux de l’université.