Dordogne: Stéphane Bern «meurtri et blessé» après la destruction partielle d'un vestige gallo-romain

PATRIMOINE Des travaux viennent de commencer sur le site pour faire passer une route…

C.C.

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Stéphane Bern et Emmanuel Macron, le 14 juin 2018 à Rochefort.
Stéphane Bern et Emmanuel Macron, le 14 juin 2018 à Rochefort. — Sebastien ORTOLA-POOL/SIPA

Stéphane Bern ne lâche pas le morceau. Le chargé de mission à la préservation du Patrimoine d’Emmanuel Macron en remet une couche à propos de la construction d’une déviation autour du village de Beynec-et-Cazenac en Dordogne. Celle-ci provoque la destruction partielle d’un site gallo-romain à proximité. Une chose inacceptable pour l’animateur de télévision.

Au Parisien, Stéphane Bern exprime sa « colère » alors que les travaux ont débuté, il y a quelques jours. Il se dit « meurtri et blessé » par la situation : « Ce que je redoutais depuis des mois est arrivé. C’est insupportable. On va détruire un site protégé pour une route ? C’est une hérésie. On marche sur la tête ! »

Il a tenté sa chance directement auprès de l’Elysée

Le « M. Patrimoine » du président de la République réclame « l’arrêt immédiat des travaux ». Il affirme en avoir reparlé à Emmanuel Macron et à un ministre ces derniers jours. Ce dernier lui aurait répondu « que face à l’arrêté préfectoral, on ne pouvait rien faire. L’Etat n’allait pas contester l’Etat. »

Il espère maintenant que Germinal Peiro, le président du département de la Dordogne et porteur du projet, rendra des comptes. Et veut faire « du cas de Beynac un exemple pour montrer que les élus ne peuvent plus faire n’importe quoi ! »