Un tiers des seniors sans emploi ni retraite vit sous le seuil de pauvreté

ETUDE Ces seniors qui vivent sous le seuil de pauvreté représentent 11 % de la tranche d’âge 53-69 ans, selon cette étude…

20 Minutes avec AFP

— 

Deux personnes âgées dans la rue (image d'illustration).
Deux personnes âgées dans la rue (image d'illustration). — GERARD JULIEN / AFP

Après 50 ans, les seniors sans emploi ni pension sont un tiers à vivre sous le seuil de pauvreté, selon une étude de la Drees publiée ce mercredi. Les femmes sont les plus touchées.

« En 2015, 1,4 million de personnes âgées de 53 à 69 ans n’ont perçu ni revenu d’activité ni pension de retraite, que celle-ci soit de droit direct ou de réversion, soit 11 % des personnes de cette tranche d’âge », indique dans cette étude le service statistique des ministères sociaux.

Poches de pauvreté

Pour les autres, 50 % avaient perçu en 2015 une retraite (accompagnée ou non de revenus d’activité) et 39 % uniquement des revenus d’activité. « Après 50 ans, de nombreuses personnes rencontrent des difficultés importantes sur le marché du travail et ces situations dites hors de l’emploi et de la retraite, autour de 60 ans, constituent des poches de pauvreté », poursuit la Drees.

Sur les 11 % des seniors n’ayant ni emploi ni retraite, dits « NER », un sur trois (32,1 %) vivait en dessous du seuil de pauvreté, contre 6,0 % des seniors retraités et 7,4 % des seniors en emploi. Ces NER sont en majorité des femmes (66 %), se déclarent en moins bonne santé et sont moins diplômés que les autres seniors, souligne la Drees.

Des aides qui représentent 44 % de leur revenu

Leur niveau de vie médian s’élevait en 2015 à 1.270 euros par mois, un montant bien inférieur à celui des seniors en emploi (2.090 euros) ou des retraités (1.860 euros), mais supérieur à celui des personnes sans emploi âgées de 25 à 52 ans (1.050 euros mensuels).

Trois ménages sur quatre de seniors NER bénéficient de prestations sociales non contributives (aides au logement et minima sociaux tels que le RSA ou l’Allocation adulte handicapé, notamment). Des aides qui représentent 44 % de leur revenu disponible, contre 2 % pour l’ensemble des ménages de seniors.