Affaire Benalla: Le couple molesté a été entendu par les juges d'instruction

ENQUETE Le couple a été auditionné par les trois juges d'instruction ce mercredi pendant plusieurs heures...

20 Minutes avec AFP

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Des manifestants ont défilé place de la Contrescarpe, le 27 juillet 2018, en soutien au couple.
Des manifestants ont défilé place de la Contrescarpe, le 27 juillet 2018, en soutien au couple. — JACQUES DEMARTHON / AFP

Le 1er-Mai, ils étaient place de la Contrescarpe à Paris, quand ils ont été pris pour cible par Alexandre Benalla et Vincent Crase. Le couple a été entendu ce mercredi pour la première fois par les juges d’instruction en charge de l’enquête.

Partie civile dans l’affaire Benalla, le couple a été entendu par les trois juges d’instruction au tribunal de Paris. L’audition a duré 4 heures pour lui et 3 heures environ pour elle, a indiqué leur avocat Me Sahand Saber. « Ils ont apporté des détails précis sur les faits, les raisons de leur présence et la façon dont ils avaient vécu l’interpellation », a-t-il déclaré.

« Geste bête et irréfléchi »

« Tout ce qu’ils ont pu dire concorde avec les images de la vidéosurveillance et les investigations en l’état », a ajouté Me Saber. Le couple a été interrogé sur les jets de projectiles vers les CRS qui avaient été à l’origine de leur interpellation, dont ils dénoncent la violence.

« Ils ont fait part de leurs profonds regrets », évoquant un « geste bête et irréfléchi, en réaction aux deux charges de CRS qu’ils avaient essuyées », a rapporté l’avocat. Alexandre Benalla et Vincent Crase, qui participaient en tant qu'« observateurs » à l’opération de maintien de l’ordre, sont tous les deux mis en examen, notamment pour « violences en réunion ».

Frappé au thorax

Sur les images, Alexandre Benalla est filmé, casque sur la tête, en train d’empoigner sans ménagement la jeune femme et de frapper son compagnon au thorax et à la tête. Des gestes dont il a minimisé la violence devant les enquêteurs. En garde à vue, l’ex-chargé de mission de l’Elysée a justifié ses agissements par le fait d’aider la police à maîtriser les deux jeunes gens, qu’il a décrits comme « les deux personnes les plus virulentes » du groupe.

Mais l’avocat du couple conteste et affirme que ses clients, inconnus de la police et de la justice, n’étaient ni des membres du « black bloc » ni même des manifestants.