Education: Jean-Michel Blanquer annonce (finalement) 2.600 postes de profs supprimés dans le secondaire pour 2019

ENSEIGNEMENT Cette nouvelle répartition des postes devrait permettre « un rééquilibrage » voulu par le ministre envers l’école primaire…

20 Minutes avec AFP

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Des lycéens passent le bac en juin 2018 (image d'illustration).
Des lycéens passent le bac en juin 2018 (image d'illustration). — FREDERICK FLORIN / AFP

Le nombre est supérieur à ce qui était annoncé et c’est ce qui énerve le principal syndicat du secondaire. Jean-Michel Blanquer a diffusé ce mercredi les chiffres définitifs des suppressions de poste dans l’éducation : en tout, quelque 2.600 postes d’enseignants seront supprimés l’an prochain dans les collèges et lycées publics et environ 1.900 seront créés dans le primaire.

L’ampleur des suppressions de postes, toutes catégories confondues, devrait atteindre le chiffre de 3.600 : environ 2.600 postes seront supprimés dans le secondaire (collèges et lycées), 400 dans les services administratifs, 600 dans l’enseignement privé, a précisé mercredi l’entourage du ministre à l’AFP. Parallèlement, 1.900 postes seront créés dans le primaire.

Des chiffres qui « cachent la réalité »

Avec un budget 2019 en hausse de 850 millions d’euros, le ministre avait affirmé vouloir « poursuivre le rééquilibrage en faveur de l'école primaire ». Ces créations doivent notamment permettre de financer le dédoublement des effectifs dans les classes de CP et CE1 des quartiers défavorisés, qui concernera 300.000 élèves par an à la rentrée prochaine.

Le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, a exprimé mercredi sa « colère ». Le solde annoncé « cachait la réalité du nombre de suppressions dans le second degré : 2.600 postes y disparaîtront en 2019 par redéploiement entre premier et second degré », écrit-il dans un communiqué en réaction à des chiffres détaillés par l’agence d’information AEF. Ces coupes « vont contribuer à une nouvelle dégradation des conditions d’études des élèves et de travail des enseignants ».

Frédérique Rolet, sa secrétaire générale, a indiqué à l’AFP son intention de rencontrer d’autres organisations pour « envisager très rapidement des grèves dans l’éducation ». « Avant les vacances de la Toussaint », a-t-elle précisé.