Le gouvernement lance une campagne contre la fraude aux sites administratifs

ARNAQUE Près d’un million de personnes par an se font avoir sur des sites frauduleux…

20 Minutes avec AFP

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Ces sites font 150 millions d'euros de préjudice par an...
Ces sites font 150 millions d'euros de préjudice par an... — VALERY HACHE / AFP

Le gouvernement lance lundi une campagne de mise en garde aux faux sites administratifs, qui piègent chaque année environ un million de personnes, pour un préjudice évalué à « au moins 150 millions d’euros », a indiqué dimanche le ministère de l’Economie et des Finances. Il s’agit de sensibiliser les usagers à ces sites qui facturent des services généralement gratuits, comme les demandes d’extrait d’acte de naissance.

« En 2016, plus de 2.300 réclamations concernant des demandes d’extrait de casier judiciaire non reçus ont été signalées par le Casier judiciaire national dont 300 réclamations sont issues d’usagers ayant payé leur extrait de casier judiciaire sur des sites non officiels », déclare la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Prendre ses précautions

Le ministère publie une liste de conseils pour éviter de se faire piéger par des sites frauduleux. Les autorités recommandent ainsi de toujours consulter en priorité le site officiel de l’administration française (www.service-public.fr), qui recense les sites officiels en fonction des démarches. Des sites dont l’adresse finit toujours par « gouv.fr » ou «.fr », mais qui n’apparaissent pas nécessairement en tête lors d’une recherche en ligne.

Inversement, un site qui finit en «.fr » et arrive en tête n’est pas forcément légal, car certains escrocs donnent des apparences officielles à leurs pages web. Ils peuvent utiliser des imageries associées à la République françaises, comme Marianne ou des couleurs bleu-blanc-rouge. Certains sites marchands achètent aussi des mots-clefs pour être bien référencés parmi les résultats de recherche. Les usagers devraient donc toujours vérifier si une prestation est vraiment payante, et lire les mentions légales du site, ainsi que les conditions générales de vente.