Rhône: Des usagers TER, excédés par le manque de place, bloquent les voies entre Saint-Etienne et Lyon

GROGNE Ce jeudi matin, des voyageurs TER sont descendus sur les voies à la gare de Givors pour protester contre le manque de place dans les trains aux heures de pointe entre Saint-Etienne et Lyon…

Elisa Frisullo

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Des usagers de la ligne Lyon-Saint-Etienne, excédés de voyager sans place chaque matin dans leur TER, ont bloqué les voies ce jeudi à Givors. Illustration.
Des usagers de la ligne Lyon-Saint-Etienne, excédés de voyager sans place chaque matin dans leur TER, ont bloqué les voies ce jeudi à Givors. Illustration. — Elisa Riberry / 20 Minutes
  • Des usagers de la ligne TER Lyon-Saint-Etienne ont bloqué les voies ce jeudi matin pour protester contre le manque de place dans leur train en pleine heure de pointe.
  • La circulation a été interrompue jusqu'à l'évacuation des usagers, qui s'est faite dans le calme. 

La fois de trop. Ce jeudi matin, vers 7 h 15, une poignée de voyageurs TER de la ligne Saint-Etienne-Lyon ont bloqué les voies à la gare de Givors, excédés de devoir voyager chaque jour dans des rames bondées. Le trafic a dû être interrompu dans les deux sens avant de reprendre quelques dizaines de minutes plus tard, une fois les usagers évacués dans le calme par la police.

« Nous n’avions pas prévu de descendre sur les voies. Nous ne voulons pas faire d’esbroufe mais nous ne pouvons plus accepter d’être transportés chaque jour comme du bétail », confie à 20 Minutes Marina, l’une des usagères mobilisées.

« La tête collée contre la vitre »

Depuis 30 ans, elle emprunte cette ligne, l’une des plus fréquentées de France, pour aller travailler sur Lyon. « Mais c’est de pire en pire. En pleine heure de pointe, pour notre train de 7h18, il n’y a qu’une rame. Soit nous ne pouvons pas tous monter, soit nous sommes collés les uns aux autres. Je suis claustrophobe, je voyage la tête collée à la vitre pour supporter le voyage », ajoute-t-elle.

« Il y a d’autres trains circulant dans la matinée qui ont plus de rames que ceux en heure de pointe. C’est donc possible de mettre plus de rames. Tout ça n’est dû qu’à une mauvaise gestion de la part de la SNCF. Ce n’est plus un service public », lâche une autre voyageuse, outrée de devoir voyager dans ces conditions et paniquée à l’idée de voir ses trajets se dégrader davantage à l’avenir.

« Je vais abandonner le TER et aller travailler en voiture »

Dès la mi-décembre, douze trains par jour vont être supprimés sur cette ligne par la SNCF, en raison de travaux de création d’une nouvelle voie à la gare de la Part-Dieu. « Moi, c’est simple, je vais abandonner le TER et aller travailler en voiture », ajoute Marina, qui n’aurait jamais pensé un jour devoir descendre sur les voies pour se faire entendre.

« La suppression des TER, prévue dans la nouvelle grille horaire, est liée aux travaux à la Part-Dieu, ce n’est pas le même sujet », estime la direction régionale de la SNCF, contactée ce jeudi matin.

« C’est l’une des conséquences du mouvement de grève »

« Ces usagers sont excédés et nous comprenons car il n’y a pas assez de rames. C’est l’une des conséquences du mouvement de grève pendant lequel la maintenance des TER a pris du retard. Beaucoup de rames sont encore en maintenance. Les agents font leur maximum dans les ateliers mais trois mois de retard, c’est long à rattraper », ajoute la SNCF.

Les usagers vont devoir prendre leur mal en patience, l’entreprise publique ne prévoyant pas de retour à la normale, avec un nombre de rames suffisant, avant le mois de décembre.

Les voyageurs vont devoir prendre leur mal en patience car un retour à la normale, avec un nombre de rames suffisant, n’est pas prévu avant le mois de décembre selon l’entreprise publique.