Enlèvement de Sophie Pétronin: Ingrid Bétancourt «supplie» Emmanuel Macron de recevoir la famille de l'otage

OTAGE Ingrid Betancourt a été séquestrée pendant six ans par les Farc...

C. Ape.

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Sophie Pétronin, dans une vidéo diffusée par le "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans", selon SITE, un centre américain spécialisé dans la surveillance en ligne de la mouvance jihadiste.
Sophie Pétronin, dans une vidéo diffusée par le "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans", selon SITE, un centre américain spécialisé dans la surveillance en ligne de la mouvance jihadiste. — "AFP PHOTO / SITE Intelligence Group"

Ancienne otage en Colombie, Ingrid Betancourt, a lancé ce jeudi sur franceinfo un appel au président de la République et lui a demandé de recevoir la famille de  Sophie Pétronin, détenue au Mali depuis plus de 20 mois.

« Emmanuel Macron est quelqu'un que je connais un petit peu et c'est quelqu'un que je sens profond. En tant que président, il est un petit peu le père de famille. Quand on a les Français comme responsabilité, ce sont tous les Français. On ne peut en oublier aucun. Ce que nous désirons, ce que nous appelons, nous demandons, nous supplions presque, c'est qu'il reçoive la famille de Sophie Pétronin. »

Et Ingrid Bétancourt de poursuivre : « Ils ont besoin d'être entendus, de savoir, de regarder celui qui a la vie de Sophie Pétronin dans ses mains, de le regarder dans les yeux. C'est impensable qu'un homme qui représente tellement ce qu'on veut pour la France, parce que je crois en lui véritablement, ne reçoive pas Sébastien [le fils de Sophie Pétronin]. »

« Je serai furieuse si elle ne sortait pas »

La Franco-colobienne confie son espoir de voir Sophie Pétronin bientôt libre. « Elle a 73 ans et c'est un climat très dur, dans un environnement misogyne. Tout ça, c'est dans un environnement cruel. On n'a pas le droit de se dire que la France, qui a une présence au Mali, qui a des troupes, que tout cela est plus important que la vie de Sophie. Je crois en Dieu, je sais que Dieu m'écoute, et je sais qu'elle va sortir. Je serai furieuse si elle ne sortait pas. »

« Si j'avais été kidnappée aujourd'hui, est-ce qu'il y aurait la mobilisation qui m'a permis de rester vivante et d'être libérée ?, s'interroge Ingrid Bétancourt. Les sensibilités ont changé et on a beaucoup de mal à ce que les gens s'intéressent au sort des otages aujourd'hui. »

Le 6 septembre, dans une vidéo, où apparaît aussi l'otage colombienne Soeur Gloria, enlevée au Mali en 2017, Sophie Pétronin avait appelé Emmanuel Macron à tenir ses engagements de protéger les Français.

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