Parcoursup: Deux premiers bilans diamétralement opposés

COUCI COUCA Les chiffres officiels et définitifs sur la première édition de Parcoursup seront connus fin septembre, une fois la phase complémentaire achevée le 21 septembre...

20 Minutes avec AFP

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Le site Parcoursup, destiné à l'orientation des lycéens (image d'illustration).
Le site Parcoursup, destiné à l'orientation des lycéens (image d'illustration). — DENIS CHARLET / AFP

Réussite totale ou échec complet ? Difficile de tirer des conclusions sur les résultats de la plateforme Parcoursup. Ce mercredi, les syndicats enseignant et étudiant ont livré leurs bilans provisoires, tous deux diamétralement opposés.

Pour Jimmy Losfeld, président de la Fage, premier syndicat étudiant, qui a soutenu la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), les chiffres prouvent « une amélioration » du système d’affectation des jeunes dans l’enseignement supérieur par rapport au précédent dispositif APB.

31.000 places supplémentaires promises

Il cite les 583.000 jeunes qui avaient accepté une proposition au 5 septembre, dernier jour de la phase principale, contre 540.000 il y a un an à la même époque. Il rappelle enfin les 31.000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur promises par la ministre Frédérique Vidal.

Mais il insiste surtout sur le volet « qualitatif » de la loi ORE, qui a pour objectif de « lutter contre l’échec massif en première année de licence ». Quelque 130.000 étudiants, les plus fragiles (ceux qui ont reçu la réponse « oui si » de la fac), vont pouvoir suivre des parcours d’accompagnement.

3.000 bacheliers sans affectation

A l’autre bout du spectre, Hervé Christofol, secrétaire général du Snesup-FSU, syndicat enseignant opposé à Parcoursup, regrette la mise en place de la plateforme. « Au bout de 103 jours de procédure, nous avons 63 % d’affectation définitive avec Parcoursup, alors que nous avions 61 % dès le premier jour des résultats d’APB », rétorque Hervé Christofol, secrétaire général du Snesup-FSU, syndicat enseignant opposé à la loi ORE et à Parcoursup.

Il qualifie la communication du ministère de l’Enseignement supérieur de « sporadique et mensongère ». Il reste certes 3.000 néo-bacheliers sans affectation, soit un niveau comparable à l’an dernier, « mais quid des étudiants en réorientation » et des jeunes qui « ont abandonné ou se sont détournés vers le privé », s’interroge-t-il.

Les chiffres définitifs sur la première édition de Parcoursup seront connus fin septembre, une fois la phase complémentaire achevée le 21 septembre. Le ministère devrait alors effectuer plusieurs réunions avec les acteurs de l’enseignement supérieur pour procéder à des ajustements.

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