Fillettes retrouvées mortes dans l'Ain: La piste de l'infanticide est privilégiée

DRAME Les corps sans vie des deux petites filles ont été découverts mardi après-midi à Saint-Genis-Pouilly dans l'Ain, leur mère gisant inconsciente à leurs côtés...

20 Minutes avec AFP

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Les gendarmes ont fait la macabre découverte mardi dans l'Ain.
Les gendarmes ont fait la macabre découverte mardi dans l'Ain. — E. Frisullo / 20 Minutes
  • Le corps sans vie de deux enfants ont été retrouvés mardi dans leur maison de Saint-Genis-Pouilly, dans l’Ain.
  • Leur mère, retrouvée inconsciente à leurs côtés, a été hospitalisée.
  • La piste de l’infanticide est privilégiée.

Lorsque les corps sans vie des fillettes de 2 ans et 7 ans ont été découverts mardi, leur mère gisait près d'elles, inconsciente. Leur frère aîné présentait de graves blessures. Ce mercredi, la piste de l'infanticide évoquée dès le soir du drame, est privilégiée à Saint-Genis-Pouilly, dans l'Ain, où la macabre découverte a eu lieu, dans une maison d'un quartier résidentiel. 

«La mère des enfants est toujours hospitalisée et n'a pas pu encore être entendue mais la piste de l'infanticide est privilégiée par les enquêteurs», indique le procureur de la République de Bourg-en-Bresse Christophe Rode.

Leur frère de 11 ans dans un état grave

L'état de santé de l'enfant de 11 ans, hospitalisé à Genève mardi et présentant, comme ses soeurs, des blessures à la gorge à l'arme blanche, «est toujours très préoccupant» ce mercredi, selon le parquet. Il n'a pas non plus pu être auditionné.

La découverte du drame est survenue mardi en début d'après-midi dans un petit pavillon d'un quartier tranquille de la commune de Saint-Genis-Pouilly, dans le pays de Gex, frontalier avec la Suisse. C'est une voisine de la famille qui avait alerté mardi les secours. Le père des enfants se trouvait alors à son travail en Suisse.

Les causes de la mort restent à préciser

«On ne sait pas encore si les blessures à l'arme blanche ont causé la mort des deux fillettes ou si d'autres actes ont été commis, étouffement, ingestion de médicaments...», a relevé M. Rode, ajoutant qu'il s'agissait d'une famille qui n'avait «jamais fait parler d'elle auparavant». L'autopsie des deux petites filles doit être réalisée ce mercredi à Lyon.

L'enquête a été confiée à la section de recherches de Lyon.