VIDEO. Rats en Ile-de-France: «La nuit c’est Rat land, ils sont chez eux.»

VOUS TEMOIGNEZ Les rats restent très nombreux en Ile-de-France. Ils rendent parfois la vie impossible aux habitants comme en témoignent nos internautes...

T.L

— 

	Des Rats dans le parc de la Tour Saint-Jacques à Paris.
Des Rats dans le parc de la Tour Saint-Jacques à Paris. — Houpline Renard/SIPA
  • Les rats sont partout, le jour, la nuit, ils pullulent en zone francilienne.
  • Nos internautes assument une cohabitation de plus en plus difficile avec les rongeurs surtout qu’aucune solution ne semble complètement efficace.

Une pincée de poivre par ici, quelques feuilles de thym par là et hop, vous avez une soupe absolument délicieuse. Merci Ratatouille ! Malheureusement, la réalité est bien moins enjôleuse que dans le chef-d’œuvre de Pixar où un rat sauve la mise d’un apprenti cuisinier.

La situation à Paris mais aussi en petite et grande couronne n’est guère réjouissante. Malgré l’action des pouvoirs publics et les nombreux plans de dératisation décidés par la Mairie de Paris, les rongeurs continuent à proliférer, particulièrement attirés par les déchets. Une cohabitation qui peut carrément virer au cauchemar avec les habitants comme le déplorent certains internautes de 20 Minutes alors que d’autres adoptent une vision plus nuancée.

« La nuit c’est Rat land, ils sont chez eux. »

Marie n’en peut tout simplement plus. Selon elle, à Levallois où elle habite, leur présence est aussi visible que nuisible : « La nuit c’est Rat land, ils sont chez eux. Ils se baladent librement entre le cinéma, les restaurants et les rues aux alentours. Impossible de les louper ! » Dans son immeuble, elle a en croisés sur les balcons au point de ne plus pouvoir ouvrir ses fenêtres. Problème qui fut rapidement réglé par son bailleur. N’empêche, elle se demande ce que fait la région pour régler le problème : « C’est incroyable qu’elle ne mette pas en place un plan efficace. »

Rat-le-bol

Malycia, c’est directement dans son appartement que les rats trouvent leur confort et son combat reste, pour l’instant, tout à fait vain : « J’en ai dans mon appartement. 3 ans que je me bats avec la RIVP car ils ne veulent ni condamner les locaux poubelles ni cimenter les parcelles d’herbes à côté des locaux qui leurs servent de nids souterrains arrivant directement aux caves. » Les rongeurs n’hésitent pas à remonter jusqu’aux habitations pour trouver leur nourriture et sont friands des déchets laissés par les locataires. N’ayant pas les moyens de déménager, Malycia se retrouve « condamnée à vivre avec des rats dans 40 mètres carrés. » Et tout ça, au bord du périphérique.

Michelle trouve une raison à ce phénomène : Le comportement de chacun au quotidien. Elle n’hésite pas à corréler la prolifération des rats et la « saleté » des gens : « À Courbevoie, nous sommes aussi touchés. Les travaux de part et d’autre les font sortir des égouts et du coup, ils viennent à l’extérieur et mangent ce que les gens laissent par terre. Nous vivons à une époque où les gens sont de plus en plus sales et ne respectent plus rien donc les rats en profitent. »

Josy qui habite dans les Yvelines rencontre les mêmes problèmes et les attribue tout autant aux incivilités : « Nous en avons dans nos caves, ils ont mis de la "mort-aux-rats" rien n’y fait. Les gens sont dégueulasses, certaines personnes jettent tout par la fenêtre. » Un « festin » à portée de pattes auquel les rats ne se privent pas de s’inviter, rendant la vie de tout le monde extrêmement pénible.

Tous coupables ?

Sylvie va encore plus loin et nous rend tous responsables. Elle rappelle également, à raison, que les rats jouent un rôle salvateur dans la gestion des déchets dont ils se nourrissent à foison : « Si les gens étaient propres, il n’y aurait pas de rats ! Et encore ils vous débarrassent de plein de déchets ! Toute une éducation à refaire ! »

Certes mais que faire quand les rats vont jusqu’à polluer des espaces de jeux réservés aux enfants ? Daniele s'afflige : « Habituée du jardin Atlantique au-dessus de la Gare Montparnasse, j’emmène régulièrement ma petite fille de 2 ans dans l’espace jeux réservés aux enfants. Malheureusement, les rats ont infesté cet endroit et on les voit facilement s’approcher des toboggans sans peur. Pour dédramatiser on dit aux enfants que ce sont des petites souris. C’est un moindre mal ! Je trouve ça répugnant. Les petits courent presque après eux… Si on s’assied sur les bancs, ils peuvent courir dans notre dos. »

Elle est en train de prendre la difficile décision de fuir cet endroit. Ah, si tous les rats pouvaient ressembler à Rémy !