VIDEO. Agressions au couteau à Paris: L'un des blessés est dans un état critique

PARIS La garde à vue de l'assaillant a été prolongée...

20 Minutes avec AFP

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L'assaillant a poursuivi sa course folle en direction du cinéma MK2 situé sur le quai de la Loire (Paris 19e). Le 10 septembre 2018.
L'assaillant a poursuivi sa course folle en direction du cinéma MK2 situé sur le quai de la Loire (Paris 19e). Le 10 septembre 2018. — A.B./20 Minutes

Un homme, a priori de nationalité afghane, qui a blessé sept personnes dimanche soir à Paris avant d’être maîtrisé par des témoins qui lui ont jeté des boules de pétanque, était toujours en garde à vue lundi soir, selon une source judiciaire, tandis qu’une des victimes restait dans un état critique.

« Rien ne permet à ce stade de retenir le caractère terroriste de ces agressions », a affirmé lundi une source proche de l’enquête. La section antiterroriste du parquet de Paris suit néanmoins de près les investigations. L’identité de cet homme, de nationalité afghane né en 1987 selon les papiers qu’il portait était en cours de vérification lundi, selon une source proche du dossier. Sa garde à vue a été prolongée lundi soir, selon une source judiciaire.

Dimanche, l’agresseur s’en est pris à des passants, peu avant 23h le long du canal de l’Ourcq, dans le nord de Paris. Sept personnes ont été blessées, dont quatre grièvement, par des coups de couteau et de barre de fer, selon une source proche du dossier. Parmi elles, deux touristes anglais quinquagénaires et un touriste égyptien d’une quarantaine d’années, ainsi qu’un jeune habitant du quartier.

« Il avait l’air sous l’effet de quelque chose »

Parmi les blessés graves, trois étaient encore hospitalisés lundi soir, dont un dans un état critique, selon une autre source proche du dossier. Avant d’être interpellé par la Brigade anticriminalité (BAC), l’agresseur a été maîtrisé et désarmé par des témoins, selon la préfecture de police. Plusieurs d’entre eux lui ont jeté des boules de pétanque.

Selon un témoin, l’homme avait « l’air drogué » : « Il avait l’air sous l’effet de quelque chose. En tous cas, il n’était pas normal, il avait le regard vide (…) Rien (n') est sorti de sa bouche ! Même quand on le tapait il n’a même pas fait "Aïe" ! »

Admis à l’hôpital dès le début de sa garde à vue dimanche soir, l’assaillant était toujours été hospitalisé au moment de sa prolongation, 24 heures plus tard, selon la source judiciaire. Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a salué dans un communiqué « la grande réactivité et le courage dont ont fait preuve plusieurs citoyens ». Ouverte pour tentatives d’homicides volontaires, l’enquête a été confiée au 2e District de police judiciaire par le parquet de Paris, selon une source judiciaire.