Nord: Le maire de Grande-Synthe est prêt à rouvrir un camp pour les migrants

IMMIGRATION L’élu écologiste veut que l’Etat prenne ses responsabilités dans sa commune comme c’est le cas à Calais…

Mikael Libert

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Le camp de la Linière était composé de cabanons en bois.
Le camp de la Linière était composé de cabanons en bois. — O. Aballain / 20 Minutes

Coup de gueule. Ce lundi matin, Damien Carême, le maire écologiste de Grande-Synthe, dans le Nord, a réagi face aux retours de nombreux migrants dans sa commune, peu de temps après l’évacuation d’un camp. Au micro de France Bleu Nord, il a déploré l’inaction de l’Etat pour gérer la question migratoire à Grande-Synthe.

Jeudi matin, un campement de fortune occupé par plus de 500 migrants a été démantelé par les autorités sur la commune de Grande-Synthe, près de Dunkerque. La préfecture avait précisé que la moitié des personnes avaient été orientées vers des centres d’accueil et que les policiers allaient examiner la situation de l’autre moitié.

Une situation gérée par la ville et des associations

Sauf que depuis, une partie des migrants évacués est déjà de retour sur la commune. Face à ce constat, Damien Carême a tenu à rappeler la différence de traitement entre sa ville et Calais, où l’Etat a pris des mesures pour gérer la présence des migrants. Parfois sous la contrainte de décisions de justice, l’Etat a en effet mis en place dans le Calaisis des points d’eau, des sanitaires et des lieux pour la distribution de repas.

A Grande-Synthe, ce sont la mairie et des associations qui ont pris en charge cette question. On se souvient de la création du camp de la Linière, entre autres financé et géré, au début, par Médecins sans frontières. Si ce camp avait été détruit par le feu, en avril 2017, un an après son ouverture, Damien Carême a expliqué à nos confrères qu’il était prêt à le rouvrir. Une mise en garde adressée au gouvernement auquel l’élu a demandé de trouver des solutions pour les migrants avant l’hiver.

Parmi ces solutions, le maire écologiste a suggéré la création de « lieux de répit » sur le littoral ou l’augmentation des mises à l’abri des migrants.