VIDEO. Affaire Grégory: «Bernard Laroche est innocent», affirme sa veuve

FAITS DIVERS Près de 34 ans après les faits, Marie-Ange Laroche, veuve de Bernard Laroche et soeur de Muriel Bolle, s'est exprimée dimanche sur BFMTV...

M.C.

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Marie-Ange Laroche.
Marie-Ange Laroche. — Patrick Kovarik afp.com

« Bernard est totalement innocent. » Près de 34 ans après les faits, la veuve de Bernard Laroche, un temps accusé par Murielle Bolle d’avoir enlevé le petit Grégory Villemin, retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne (Vosges) le 16 octobre 1984, sort de son silence pour défendre son mari.

Invitée de l’émission Affaire suivante sur BFMTV, Marie-Ange Laroche, qui est aussi la sœur de Murielle Bolle, a dénoncé un « acharnement » contre son époux, qui avait été incarcéré puis relâché avant d’être tué d’un coup de fusil par son cousin Jean-Marie Villemin, le père de l’enfant, en 1985.

« C’est très difficile de vivre avec une affaire comme celle-là, témoigne Marie-Ange Laroche. A chaque rebondissement, on croit toujours qu’on va trouver la vérité. Mais en fait je m’aperçois que c’est un acharnement sur Bernard. Il a été innocenté et assassiné, donc il faut cesser. » Elle déclare n’avoir « jamais eu de doute. Je sais que ce n’est pas lui. Bernard est totalement innocent, et je soutiendrai qu’il l’est jusqu’à ma mort ».

 

« Je te jure, ce n’est pas moi qui ai tué ton gosse »

La veuve de Bernard Laroche a également évoqué l’assassinat de son mari par Jean-Marie Villemin, le 29 mars 1985. « Je venais d’annoncer à Bernard que j’attendais un nouveau bébé », déclare-t-elle sur BFMTV. « Bernard enclenche la porte du sous-sol pour entrer, moi je descends. Au même moment où je veux descendre au sous-sol, j’ai entendu des pas lourds, quelqu’un qui sautait. Je me suis retournée et c’était Villemin qui brandissait le fusil ».

Marie-Ange Laroche décrit alors « un dialogue, pas très long ». « A un moment donné Bernard a répondu "Je te jure Jean-Marie je te comprends, mais ce n’est pas moi qui ai tué ton gosse". Moi j’étais devant Bernard, j’ai fait un mouvement, et au même moment il a tiré. Donc j’ai vu Bernard mettre les mains sur la poitrine et tomber en arrière », se souvient-elle.

La Cour de cassation doit dire mardi si elle transmet au Conseil constitutionnel une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par Murielle Bolle, personnage clé de l’affaire, qui conteste la validité de sa garde à vue de 1984.