Nantes: Que doit-on attendre de la police de sécurité du quotidien?

SECURITE Ce dispositif, voulu par le ministre de l'Intérieur, va se déployer dans les quartiers nantais de Malakoff, Bellevue et Dervallières...

J.U.

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Un policier. (Illustration)
Un policier. (Illustration) — G. VARELA / 20 MINUTES
  • Trois quartiers nantais (Malakoff, Bellevue, Dervallières) accueilleront des policiers supplémentaires, à partir du 1er janvier prochain.
  • Ces derniers auront notamment pour mission de lutter contre les incivilités, les rodéos, ou les trafics de stupéfiants.

On ne sait pas encore combien ils seront, mais ils seront là. Le 1er janvier prochain, des agents de police supplémentaires vont arriver à Nantes dans le cadre du dispositif gouvernemental de « police de sécurité du quotidien » (PSQ). Trois secteurs, qui font partie des 30 premiers quartiers « de reconquête républicaine » retenus par le ministre de l’Intérieur, seront concernés. Localement, la mise en place se prépare.

Quelles seront leurs missions? A l’échelle nationale, l’enjeu est de répondre «au sentiment d’insécurité éprouvé par la population, au-delà de la menace terroriste». Les agents auront pour mission de lutter contre les incivilités, les rodéos, les trafics de stupéfiants persistants, les vols à la roulotte... Des phénomènes notamment observés dans les quartiers Malakoff, Dervallières et Bellevue, où ces policiers se déploieront.

Quels moyens seront alloués? Pour Nantes, les effectifs n’ont pas encore été dévoilés mais la préfecture promet une présence policière plus visible. L’un des objectifs est de rapprocher forces de l’ordre et population. « Il y aura des patrouilles de contact, c’est-à-dire à pied, illustre Jean-Christophe Bertrand, le directeur départemental de la sécurité publique. Dans des lieux propices au dialogue ». La police promet aussi une « organisation plus réactive » : une cellule anti-rodéo est notamment en création, tout comme une « force de réponse immédiate » qui permettront « la résolution d’enquêtes courtes pour montrer à la population des résultats rapides ». Ces policiers travailleront davantage avec les chefs d'établissements scolaires des quartiers concernés. 

Nantes a-t-elle besoin de ces effectifs? C’est en tout cas une demande récurrente des autorités locales. Avant ces renforts, 63 nouveaux policiers (dont 19 créations de poste) ont été accueillis mercredi soir en Loire-Atlantique. Des effectifs jugés trop faibles par les syndicats de police, qui dénoncent régulièrement un manque de moyens comparé à la hausse des violences.

A en croire les derniers chiffres de la préfecture, pourtant, la délinquance générale a progressé à Nantes de 0,8 % au premier semestre 2018, « alors qu’elle a augmenté de plus de 4 % l’année dernière », souligne la préfète. Les atteintes aux biens continuent d’augmenter, de 2,75 % « contre 4,67 % à la même période l’an passé », note la préfecture. Idem pour les atteintes aux personnes (+ 1,68%). «Le travail a déjà commencé, sans attendre la PSQ», assure la préfète Nicole Klein.