Calais: Chasseurs et bouchers demandent la «tolérance» face aux «extrémistes»

TENSIONS Des boucheries ont été la cible de caillassages...

20 Minutes avec AFP

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Des représentants des chasseurs et bouchers des Hauts-de-France demandent la tolérance aux extrémistes végans
Des représentants des chasseurs et bouchers des Hauts-de-France demandent la tolérance aux extrémistes végans — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Face à « l’extrémisme », ils réclament la « tolérance ». Les représentants des chasseurs et bouchers des Hauts-de-France ont tenu une conférence de presse ce samedi à Calais, où se tient dans le calme un festival végan, revenant sur les attaques contre leurs commerces et fédérations.

« On demande la tolérance, qu’on laisse les bouchers faire leur métier tranquillement », a lancé Gabriel Hollander, boucher et vice-président de la Chambre de métiers et de l’artisanat de la région, lors d’une conférence de presse devant la mairie.

« On ne peut plus accepter ce qui se passe », a répété Laurent Rigaud, président de la Fédération des bouchers des Hauts-de-France, en référence aux caillassages qui ont eu lieu depuis avril 2017 en France, et dans la métropole lilloise au printemps, « sans aucune interpellation ». Il a mis en cause directement l’association militante L214 et a, par ailleurs, promis de répondre à ces attaques si elles n’étaient pas punies.

« Respecter les gens et leur travail, même si on n’est pas d’accord avec leurs idées »

« Nous n’avons rien contre les salons végans, ce que l’on demande, c’est que les végans fassent le tri chez eux, ils abritent en leur sein des gens d’une violence extrême », a déclaré Willy Schraen, président de la Fédération nationale de chasse, fustigeant « l’intolérance qui revient sur le devant de la scène. »

Dans un communiqué samedi, l’association L214 a « contesté » être à l’origine de ces violences et dit réfléchir aux « actions judiciaires à mettre en œuvre pour que cessent les amalgames mensongers et diffamatoires ».

« Je ne pense que du mal (des caillassages), ça ne peut que desservir la cause animale », a réagi Isabelle Brassens, membre de L214 de Lille​, qui tenait l’un des stands. « Aux dernières nouvelles, on n’a pas trouvé qui a fait ça ».

« On comprend qu’ils (les commerçants) soient en colère. Que des vitrines aient été cassées, ce n’est pas normal. On estime qu’il faut respecter les gens et leur travail, même si on n’est pas d’accord avec leurs idées », a ajouté auprès de l’AFP Arielle, organisatrice du salon pour Fareplace France, qui n’a pas souhaité que son nom apparaisse.

Le festival avait été annulé par la maire LR Natacha Bouchart, par peur de débordements, avant que le tribunal administratif, saisi par les associations, n’ordonne sa tenue. Les représentants des chasseurs et métiers de bouche, qui avaient appelé à un rassemblement pour se faire entendre, l’ont finalement annulé « pour ne pas mettre de l’huile sur le feu ».

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