Les pompiers demandent à être mieux protégés après l'agression mortelle d'un des leurs

INTERVENTION Le sapeur-pompier Geoffroy Henry, 27 ans, est décédé mardi après avoir été agressé à l’arme blanche par un homme de 31 ans qu’il était venu prendre en charge…

20 Minutes avec AFP

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Une caserne de sapeurs-pompiers à Abbeville (image d'illustration).
Une caserne de sapeurs-pompiers à Abbeville (image d'illustration). — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Les forces de l’ordre demandent plus de protection lors d’interventions à risques, au lendemain de la mort d’un pompier dans le Val-de-Marne face à un homme armé.

Le sapeur-pompier de 1ère classe Geoffroy Henry, 27 ans, a été agressé mardi à l’arme blanche à Villeneuve Saint-Georges par un homme de 31 ans qu’il était venu prendre en charge avec un de ses collègues. Il s’agit du premier pompier tué par la personne qu’il était venu secourir depuis près de dix ans, selon la Fédération nationale des Sapeurs-pompiers (FNSPF).

Augmentation des agressions

« Cela fait longtemps que nous dénonçons l’augmentation des agressions contre les pompiers en intervention », a déclaré Eric Faure, président de la FNSPF. Quelque 2.280 agressions ont été recensées en 2016, en hausse de 17,6 % par rapport à 2015, selon le ministère de l’Intérieur.

Ces agressions, autrefois cantonnées à certains quartiers, ont aujourd’hui lieu en ville comme à la campagne lors d’interventions quotidiennes chez des « M. et Mme Tout-le-monde » tombés « en situation de détresse psychologique », selon Eric Faure. Dans de tels cas, a-t-il souligné, « il faut absolument obtenir l’assistance de la police ».

Accompagnés par les forces de l’ordre

Même écho chez André Goretti, président de la Fédération autonome, premier syndicat chez les sapeurs-pompiers. « Ce que nous réclamons depuis de nombreuses années, c’est l’accompagnement par les forces de l’ordre (…) lorsqu’il y a intervention à risque sur des cas de démence, des feux de poubelles, des feux de véhicules dans des zones prioritaires ou autre organisation de guet-apens », a-t-il déclaré sur Franceinfo. Les pompiers réclament également au gouvernement la mise en place d’un numéro unique d’urgence, le 112.

Le gouvernement dit de son côté travailler pour améliorer la coopération entre les pompiers et les forces de l’ordre, mettant en avant les mesures prises pour favoriser le dépôt de plainte des pompiers et le renforcement en 2017 des sanctions pénales contre les auteurs de ces violences. Le ministère de l’Intérieur veut aussi mettre l’accent sur la formation des pompiers à la négociation et aux techniques de défense face à une personne agressive.