Médecine: Vers la suppression du concours en fin de première année?

DOCTEUR Le gouvernement pourrait remettre en cause le fameux numerus closus…

R. G.-V.

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La nouvelle faculté de médecine de Montpellier a été ouverte il y a un an.
La nouvelle faculté de médecine de Montpellier a été ouverte il y a un an. — LODI Franck/SIPA

C’est peut-être, au moins en partie, la fin du fameux « numerus closus » dans les études de médecines en France. Ce mécanisme qui limite très fortement le nombre de médecins formés est critiqué depuis des années, mais est toujours en place. France Info croit savoir que le gouvernement va le remettre en cause.

Très concrètement, cela devrait se traduire par la fin des examens très sélectifs de fin de première année, qui voit seulement 15 % des candidats accéder en deuxième année. Inhumain pour beaucoup, mais aussi pas vraiment efficace au final. C’est aussi injuste : souvent, seuls ceux et celles qui ont les moyens de se payer une prépa privée, ou de redoubler leur première année, peuvent prétendre réussir.

Deux options différentes

Cet examen serait remplacé par des partiels plus traditionnels, que connaissaient la plupart des étudiants dans les différentes autres facultés. La sélectivité n’est donc pas abandonnée, bien sûr.

Enfin, deux options s’offrent aux décisionnaires. Soit laisser à chaque université le choix du nombre d’étudiants qu’elle veut (et peut, suivant ses moyens) former. Soit organiser un nouveau concours, mais cette fois en fin de troisième année. Dans ce cas-là, le gouvernement veut améliorer les passerelles vers les autres études du secteur médical pour les recalés.