Nantes: A l'école internationale, la rentrée 100% bilingue des enfants d'expatriés

EDUCATION L’International school of Nantes est la première école bilingue de l’agglomération nantaise…

Julie Urbach

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A l'international school of Nantes
A l'international school of Nantes — J. Urbach/ 20 Minutes
  • L’International school of Nantes, la première école bilingue de l’agglomération, a ouvert l’an dernier.
  • Elle a déjà doublé ses effectifs en cette rentrée, notamment en attirant les enfants de familles d’expatriés.

« Where is Brian ? Brian is in the kitchen. » Si vos connaissances en anglais se limitent à ces phrases, vous risquez d’être un peu perdus à l’International school of Nantes. Ouverte depuis l’année dernière, la première école bilingue de l’agglomération a fait sa rentrée ce mardi. Et les élèves qui en sortiront aussi « fluent » en français qu’en anglais sont désormais une petite centaine. « Les effectifs ont doublé, nous avons même dû refuser des inscriptions, assure Nathalie Paulin, la directrice. Le téléphone sonne déjà pour la rentrée 2019 ! »

Avec trois classes de maternelles, deux en primaire et une en collège, cet établissement privé hors contrat, situé dans une zone industrielle de Saint-Herblain, attire. Dans les salles, on fait des maths en français, des sciences en anglais, et la langue de Shakespeare (parlée la moitié du temps, soit le matin soit l’après-midi) est enseignée de façon intensive, dès le plus jeune âge. Avec notre (petit) niveau, en compagnie d’enfants de 7 ans, on avoue qu’on n’a pas tout compris…

A l'international school of Nantes
A l'international school of Nantes - J. Urbach/ 20 Minutes

« On fait des chansons, des jeux, on répète beaucoup, explique Maureen, l’une des enseignantes de CE1, qui ne lâche jamais un mot de français, même dans les couloirs. Certains ne parlent aucune des langues enseignées quand ils arrivent mais les enfants apprennent très vite, en quelques mois pour certains. Encore plus rapidement pour ceux qui en parlent déjà plusieurs. »

Anglais, Indiens…

Car si on compte quelques Français parmi les élèves, la majorité des inscrits sont étrangers. Des Anglo-saxons mais aussi des petits Allemands, Indiens, ou Chinois arrivés en France avec leurs parents, souvent ingénieurs ou chercheurs. « Il y avait une vraie demande des familles en retour d’expatriation, ou dont le père a une opportunité professionnelle à Nantes, explique la directrice. Nantes Saint-Nazaire développement nous a beaucoup soutenu dans notre installation, car il y a un vrai enjeu économique et d’attractivité. C’est important pour des entreprises comme Airbus ou GE de savoir qu’on est là, quand elles proposent à toute une famille de déménager. »

Mariana, elle, a fréquenté plusieurs écoles après que son père, ingénieur, a accepté une mission en France. Ici, la petite fille de 11 ans, de nationalité brésilienne et née au Japon, semble être dans son élément. « Dans les autres écoles, je me sentais exclue, raconte la collégienne. Et puis j’avais acquis un bon niveau d’anglais en parlant avec mes parents. Je ne voulais pas régresser. Ici, je m’améliore dans les deux langues. »

Des frais d’inscriptions élevés

Cet enseignement associé à une pédagogie différente (classes de 15 enfants maximum, cours de yoga, projets interdisciplinaires, ateliers musique, garde pendant les vacances…) a un (gros) coût : de 535 à 850 euros par mois. Et si le soir, des taxis viennent chercher certains des élèves, la directrice assure que tout le monde à sa place dans son école. « Certains parents font le choix d’un investissement sur l’avenir, en se disant que l’anglais est incontournable », constate Nathalie Paulin.

« C’est vrai, complète Aïcha, la maman de Alya, 4 ans et déjà presque bilingue. Et c’est à cet âge qu’il faut l’apprendre. Ce n’est pas facile financièrement mais avec ces bonnes bases, ma fille saura se débrouiller dans la vie, partout où elle ira. »