Grenoble: «Beaucoup de bêtise»… De nombreuses réactions aux tags antisémites ciblant le président de l’université

FAITS DIVERS Une dizaine de tags ont été découverts lundi sur le campus de l’université Grenoble-Alpes, dont certains à caractère antisémite à l’encontre du président de l’UGA Patrick Lévy…

J.L. avec AFP

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L'université de Grenoble, ici au mois de mai dernier.
L'université de Grenoble, ici au mois de mai dernier. — JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

C’est encore la stupeur à Grenoble après la découverte, lundi, de tags antisémites sur les murs du campus isérois. La ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal n’a pas tardé à réagir pour commenter cette initiative visant le président de l’université Grenoble-Alpes (UGA).

« Les graffitis antisémites ciblant Patrick Lévy sont inacceptables. Je les condamne avec la plus grande fermeté, tout comme les autres dégradations intervenues cette nuit. L’antisémitisme n’a pas sa place à l’université », a tweeté Frédérique Vidal.

« Pas de place dans notre territoire pour la violence antisémite »

Une dizaine de tags ont au total été inscrits sur les murs du campus universitaire de Saint-Martin-d’Hères, vraisemblablement dans la nuit de dimanche à lundi. Le plus remarqué était le suivant : « La rentrée, ça gaze (ra) ? ». Tous ont été effacés dès lundi. « C’est surtout beaucoup de bêtise et je ne souhaite pas commenter les attaques personnelles », a indiqué à l’AFP Patrick Lévy, ajoutant que l’université avait porté plainte pour l’ensemble des dégradations, sans mentionner de caractère antisémite.

Le député de l’Isère Olivier Véran (LREM) a lui aussi condamné « ces tags et autres dégradations de nos biens publics avec la plus grande fermeté ». La lecture des tags « laisse peu de place au doute quant à leur caractère antisémite », indique-t-il dans un communiqué. « Inacceptable dégradation de bien public. Il n’y a pas de place dans notre territoire pour la violence antisémite », a également tweeté le maire de Grenoble Eric Piolle.