Braderie de Lille: Plusieurs actes homophobes ont-ils été commis pendant le week-end?

AGRESSION Plusieurs témoignages dénoncent des attaques ciblées sur des couples de personnes de même sexe...

L.Gam.

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La Braderie de Lille bat son plein samedi 1er septembre 2018.
La Braderie de Lille bat son plein samedi 1er septembre 2018. — AFP

Aspergés de javel et de peinture noire ? D’après une victime présumée, qui s’est confiée à Franceinfo et deux associations qui luttent contre l’homophobie, la Braderie de Lille, qui s’est déroulée le week-end dernier, a été le théâtre de plusieurs agressions homophobes.

Ces faits racontés sur Twitter notamment, ne surprennent pas les représentants de Stop Homophobie et SOS Homophobie. Joël Deumier, président de la seconde association citée, s’en est ouvert à Franceinfo : « On est typiquement dans le cas d’une agression physique lesbophobe dans l’espace public. C’est leur visibilité qui a donné lieu à cette réaction de rejet. C’est très grave, parce que ça veut dire qu’en France en 2018, les personnes homosexuelles ne sont toujours pas en capacité de vivre et d’aimer librement. »

De l’eau de javel et de la peinture noire

Aurélie Merlo, qui témoigne sur Franceinfo, raconte qu’elle a reçu de l’eau de javel à plusieurs reprises. « C’est en sentant l’odeur sur mes vêtements que j’ai compris que c’était de la Javel. J’ai compris, en arrivant au niveau du boulevard de la Liberté, que c’était de la Javel que j’avais reçue sur la manche. On s’est arrêtées pour nettoyer et ma compagne a reçu de la peinture noire ». Quelques instants plus tard, elle remarque que son sac a également été taché plus tard. Elle affirme que cette opération a eu lieu à trois reprises. « On a bien été visées. On se tenait la main, quelqu’un a dû nous voir… »

Stop Homophobie affirme avoir reçu une seconde plainte, similaire, d’un couple de garçons cette fois-ci. « Cette année, nous avons dû embaucher quelqu’un pour gérer le travail lié aux dépôts de plainte. On est obligé de porter plainte pour faire respecter la loi. Mais on est là pour aider les gens, pas pour devenir policier ! », tempête Terrence Katchadourian de Stop Homophobie sur Franceinfo.

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