Gironde: Le coavionnage, un nouveau moyen de découvrir la côte Atlantique par les airs

TOURISME Des pilotes proposent des balades aériennes grâce à une plateforme qui fonctionne sur le modèle de Blablacar…

Clément Carpentier

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Le pilote et ses passagers se préparent pour le décollage.
Le pilote et ses passagers se préparent pour le décollage. — Wingly
  • Le coavionnage marche sur le modèle du covoiturage sauf que c’est du tourisme et non du transport.
  • En Gironde, une quarantaine de pilotes sont agréés par la FFA pour offrir ce type de vol.
  • Les passagers peuvent diviser le prix du vol par 4 ou 5.

C’est une activité en vogue. Le coavionnage. « Rien que sur le mois d’août, j’ai effectué plus de 20 vols ! » Patrick, 72 ans, n’a pas vraiment eu de vacances ces dernières semaines. En effet, il fait partie de la quarantaine de pilotes qui propose régulièrement des escapades dans les airs pour découvrir la côte Atlantique.

Pour ça, cet ancien commandant de bord s’est inscrit, il y a un peu moins d’un an, sur la plateforme Wingly : « Je ne savais pas que ça existait. Alors quand j’ai vu ça, je me suis dit que ça pouvait être intéressant pour moi et mes copropriétaires. » Ils pourraient notamment profiter plus souvent de leur Cessna F177RG trois places à moindres frais. En effet, cette plate-forme fonctionne exactement comme Blablacar pour les voitures. Sauf que là, « ce n’est pas du transport mais une forme de tourisme avec de vraies balades aériennes », précise Morgane Dion, la chargée de communication de la start-up. Et ça marche…

Le Bassin d'Arcachon et la Dune du Pilat depuis les airs.
Le Bassin d'Arcachon et la Dune du Pilat depuis les airs. - Wingly

Il faut dire que c’est du gagnant-gagnant. D’un côté, Patrick et ses amis, « vont pouvoir réduire le coût de fonctionnement de l’avion sur une année même s’ils ne sont clairement pas là pour faire du commerce. » Et de l’autre, les passagers vont eux diviser le prix d’un vol par 2, 3, 4 voire 5 selon le nombre qu’ils sont. En moyenne, une heure de vol coûte autour de 200 euros… Le calcul est donc vite fait.

Une réglementation stricte pour rassurer les passagers

Les pilotes ont tous « une licence PPL (Private Pilot Licence), un certificat médical et surtout ils sont agréés par un aéroclub et la FFA (Fédération Française d’Aéronautique) », explique Morgane Dion. Une réglementation qui rassure évidemment les passagers comme Vincent : « J’ai bien vu qu’ils avaient souvent des milliers d’heures de vol. Je n’ai aucune inquiétude ! » Tant mieux car ce mardi, il prendra place à côté de Patrick pour s’envoler vers l’île d’Oléron depuis le Bassin d’Arcachon.

Tout ça en passant au-dessus de la côte girondine et de ses lacs, « c’est 80 % de mes vols depuis que je pratique le coavionnage », ajoute de l’ancien commandant de bord devenu instructeur. Il propose également des balades vers le Pays basque pour de plus longues visites du coin. Et à 72 ans, il n’est pas près d’arrêter car « donner du plaisir à mes passagers, c’est un avant tout un vrai plaisir pour moi. »

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