Rennes: Klaxoon veut rendre les cours en amphi plus sexy et moins ennuyeux

UNIVERSITE La startup vient de signer un partenariat avec l’université Rennes 1...

Jérôme Gicquel

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Les cours magistraux en amphithéâtre sont souvent jugés ennuyeux par les étudiants.
Les cours magistraux en amphithéâtre sont souvent jugés ennuyeux par les étudiants. — CHAMUSSY/SIPA
  • La startup Klaxoon et l’université Rennes 1 viennent de signer un partenariat d’innovation pour les trois prochaines années.
  • L’objectif est de rendre l’enseignement plus dynamique et interactif, notamment lors des cours magistraux en amphithéâtre.
  • Les étudiants pourront répondre à des quiz sur leur portable, poser des questions à leur professeur et même évaluer la qualité de son enseignement.

Klaxoon continue d’étendre sa toile. Après le monde de l’entreprise, la startup rennaise s’invite cette fois sur les bancs de l’université avec un partenariat signé pour les trois prochaines années avec Rennes 1. « Il s’agit d’expérimenter de nouvelles manières d’apprendre chez nos étudiants », indique David Alis, président de l’université.

Grâce à sa solution utilisée par un million de personnes dans 120 pays, Klaxoon avait déjà réussi à bousculer les codes de la réunion de travail classique en la rendant plus interactive et ludique. Elle s’attaque cette fois aux cours magistraux dans les amphithéâtres, souvent jugés très ennuyeux par les étudiants. « C’est parfois difficile de captiver son auditoire dans ces cours où les étudiants sont très nombreux. Du coup, les amphis ont tendance à se vider rapidement », confirme Ludovic Babin, enseignant en sciences économiques à l’université Rennes 1.

Des quiz ou la possibilité de noter l’enseignant

Pour rendre ses cours plus sexy, le professeur utilisera dès la rentrée les fonctionnalités offertes par Klaxoon. Il testera ainsi les connaissances de ses étudiants qui, munis de leur tablette ou de leur smartphone, devront répondre à des quiz ou à des sondages. « Cela permet d’avoir une évaluation en temps réel pour voir si le cours a bien été assimilé », indique le professeur. Les étudiants pourront également l’interpeller via un outil chat et lui poser des questions en plein cours. « Dans les cours magistraux, c’est rare que les étudiants lèvent la main pour poser une question. Avec cet outil, on veut favoriser les échanges et libérer la parole », poursuit Ludovic Babin.

Grâce à un système de likes, les étudiants pourront d’ailleurs noter la pertinence des questions posées par leurs collègues d’amphi. Ils pourront même évaluer leur enseignant et la qualité de son cours. « Cela permet aussi de se remettre en cause, c’est une bonne chose », indique le professeur. La solution Klaxoon devrait d’abord être testée auprès de 200 élèves en cette rentrée avant d’être progressivement déployée d’ici à trois ans sur l’ensemble du campus, qui compte plus de 30.000 étudiants.

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