VIDEO. Prélèvement à la source: Cela «viole un certain droit de réserve», pour Mélenchon

REFORME FISCALE Pour éviter que l'employeur ne soit informé de l'ensemble des revenus du salarié et de son foyer fiscal, il propose un impôt mensualisé, réajusté tous les trois mois...

20 Minutes avec AFP

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Le 28 avril 2017, Jean-Luc Melenchon/ AFP PHOTO
Le 28 avril 2017, Jean-Luc Melenchon/ AFP PHOTO — AFP

Pour lui, c’est une « très mauvaise idée ». « Au nom de quoi mon employeur aurait-il accès à la connaissance de mes revenus et ceux de mon épouse », demande Jean-Luc Mélenchon, appelant le gouvernement à renoncer au prélèvement à la source qui « viole un certain droit de réserve ».

« C’est l’idée même qui ne vaut rien », a estimé le chef de La France insoumise sur BFM. Cela « viole un certain droit de réserve. On n’a pas besoin que votre patron dise : "Ben dis donc Maurice, ça va ? Parce que ta femme a bien gagné donc pour l’augmentation tu repasseras" ».

Selon lui, « il n’est pas acceptable qu’on invente cette espèce d’inquisition que va créer cet impôt à la source ». « Faisons un impôt mensualisé » réajusté tous les trois mois, a-t-il préconisé.

La réforme « va dans le mur », selon Wauquiez

Le président de LR Laurent Wauquiez a lui aussi demandé mercredi à l’exécutif de renoncer à cette réforme qui, selon lui, « va dans le mur ». La présidente du Rassemblement national (RN, ex FN), Marine Le Pen, l’a jugée vendredi « inutile, coûteuse et inefficace ».

La réforme du prélèvement à la source, engagée sous le quinquennat du président socialiste François Hollande et déjà reportée une fois d’un an, doit conduire à ce que l’impôt soit collecté directement sur les salaires ou les pensions, et non plus acquitté un an après comme c’est le cas actuellement. Sa mise en œuvre a suscité la préoccupation de chefs d’entreprise et de syndicats, qui s’inquiètent de possibles failles ou angles morts.

Le président Emmanuel Macron a annoncé jeudi qu’il attendait « des réponses précises » avant de « donner une directive finale » sur l’avenir de cette réforme majeure.