Toulouse: Après l'occupation du campus du Mirail, sa rénovation dépasse les 800.000 euros

FACTURE SALEE La direction de l’université Jean-Jaurès à fait procéder aux travers de rénovation cet été après les deux mois d’occupation. Et la facture est salée…

Beatrice Colin

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L'Université Jean-Jaurès a été occupée à partir du mois de mars avant son déblocage en mai sur injonction de la justice.
L'Université Jean-Jaurès a été occupée à partir du mois de mars avant son déblocage en mai sur injonction de la justice. — B. Colin / 20 Minutes
  • L’université Jean-Jaurès a été occupée durant deux mois, entre mars et mai, dans le cadre de la contestation du projet de réforme du gouvernement sur l’accès à l’université.
  • Après le déblocage par les forces de l’ordre, la direction avait fait un premier bilan des dégâts de l’occupation, évalué en mai à près de 400.000 euros.
  • Après les premiers travaux de remise en état cet été, la facture a été revue à la hausse, atteignant la somme de 800.000 euros.

C’est ce qu’on appelle une « douloureuse ». Après plusieurs semaines de travaux de remise en état cet été, l’université Jean-Jaurès vient de dresser le bilan financier des conséquences du blocage. Entre l’effacement des tags, la peinture, le rachat de matériel et des meubles saccagés ou volés, ou encore le décapage des sols et la remise aux normes des sanitaires, la facture des travaux s’établit à plus de 800.000 euros. Sans compter les dépenses réalisées en fin d’année universitaire pour sécuriser le site ou louer le Parc des expositions pour y accueillir les sessions d’examens.

C’est plus du double de ce qui était envisagé dans les jours qui ont suivi le déblocage de l’établissement supérieur, occupé durant deux mois par des étudiants, des personnels mais aussi des bloqueurs, opposés au projet de réforme du gouvernement sur l’accès à l’université​ ainsi qu’au projet de fusion des universités toulousaines.

Remise en état pour la rentrée du 8 octobre

La moitié de ce budget a été nécessaire pour remettre en état le bâtiment de l’Arche. « Les travaux y sont toujours en cours, notre objectif est d’être prêt pour la rentrée, le 8 octobre », indique une porte-parole de la direction.

Même si l’Etat lui a versé une aide pour ces travaux, cette dernière a fait ses comptes. Et pour ses responsables, ces dépenses dont une partie est prélevée sur le fonds de roulement, sont autant de moyens qui ne seront pas mis ailleurs. « Ces 800.000 euros, cela représente trois années de soutien aux initiatives étudiantes, ou encore le recrutement de onze maîtres de conférences », relève la direction.

Pour l’heure, les conséquences du blocage ne se sont pas fait ressentir sur le nombre d’inscriptions au sein de l’université. La vie sur le campus reprendra dès ce lundi 3 septembre, puisque la session de rattrapage des examens, qui devait avoir lieu en juin, débutera sur le site.