Grand Est: Pourquoi y-a-t-il de plus en plus de monde dans six grandes agglomérations de la région?

DEMOGRAPHIE Dans une nouvelle étude publiée ce mardi sur la démographie du Grand Est, l’Institut national de la statistique et des études économiques s’est penchée sur les agglomérations de la région…

Bruno Poussard

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Dans le Grand Est à la plus faible croissance de population du pays, Strasbourg fait partie des agglomérations à voir leur nombre d'habitants augmenter un peu plus. Illustration
Dans le Grand Est à la plus faible croissance de population du pays, Strasbourg fait partie des agglomérations à voir leur nombre d'habitants augmenter un peu plus. Illustration — B. Poussard / 20 Minutes.

Avec 0,1 %, le Grand Est a la plus faible croissance démographique du pays. Entre une attractivité plus faible, un nombre d’arrivées moins élevé et une population la moins jeune de France, l’Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardenne réunies pourraient même voir le nombre de décès dépasser celui des naissances entre 2040 et 2050.

Mais il est un endroit – sans surprise – qui rattrape les statistiques régionales : les grandes agglomérations. Dans une étude publiée ce mardi, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) s’est justement penché sur les évolutions de population de douze grandes intercommunalités du Grand Est entre 2010 et 2015.

Des ménages et des logements en augmentation partout

Parmi elles, les chefs-lieux des dix départements, accompagnés des importantes collectivités de Reims et Mulhouse. Sur ces cinq années, six ont vu leur population augmenter: Colmar, Troyes, Strasbourg, Reims, Châlons, Mulhouse. Surtout grâce à des naissances plus nombreuses que les décès, et grâce à un nombre d’arrivées plus important que celui des départs pour Colmar et Troyes.

Pour l’Insee, la perte d’habitants des six autres agglomérations (Nancy, Epinal, Metz, Bar-le-Duc, Chaumont, Charleville-Mézières) est d'abord liée à un manque d’attractivité. En parallèle, face à l’évolution de la société visible aux quatre coins du pays, le nombre de ménages continue, lui, d’augmenter (les gens vivants plus seuls qu’auparavant). Comme le nombre de logements, en conséquence.