Fonction publique d'Etat: 4.500 postes supprimés en 2019, plus de 10.000 en 2020

FINANCES Emmanuel Macron a promis au cours de sa campagne pour la présidentielle 120.000 suppressions de postes dans la Fonction publique au cours du quinquennat au total...

20 Minutes avec AFP

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Edouard Philippe à l'Assemblée nationale, le 24 juillet 2018.
Edouard Philippe à l'Assemblée nationale, le 24 juillet 2018. — Bertrand GUAY / AFP

Le gouvernement prévoit la suppression d'environ 4.500 postes dans la fonction publique d'Etat en 2019, et le chiffre sera «supérieur à 10.000 en 2020», annonce Edouard Philippe dans une interview au Journal du dimanche.

«Pour la fonction publique d'État, nous tiendrons l'objectif du président de la République de supprimer 50.000 postes à l'horizon 2022», assure le Premier ministre. Emmanuel Macron a promis au cours de sa campagne pour la présidentielle 120.000 suppressions de postes dans la Fonction publique au cours du quinquennat au total, dont 50.000 sur le périmètre de l'Etat où, dans le cadre du budget 2018, 1.600 suppressions de postes avaient déjà été actées.

«La conséquence d'une transformation de l'action publique»

«En 2019, nous prévoyons environ 4.500 suppressions de postes», annonce le Premier ministre, ajoutant «qu'en 2020 le chiffre sera supérieur à 10.000». Interrogé sur la montée en puissance très progressive de ces suppressions de postes, il explique qu'il «ne croi(t) pas à la politique du rabot».

«Notre méthode privilégie une transformation de l'action publique en profondeur et le développement du numérique, des économies à long terme et une amélioration du service public. La réduction du nombre de fonctionnaires n'est pas le fondement mais la conséquence d'une transformation de l'action publique qui monte en puissance au fil du temps», fait-il valoir.

Quant aux postes qui seront supprimés, «nous avons annoncé des réorganisations au ministère des Finances, dans l'audiovisuel public, dans le réseau extérieur de l'État», rappelle-t-il. «Mais il y aura par ailleurs des recrutements : plus 2.000 agents supplémentaires dans la police, la gendarmerie et à la DGSI, 1.300 à la justice - parce qu'il s'agit de priorités.»