Permis de conduire: Une formation pour réduire le délai probatoire

AUTOMOBILE Le prix de la formation n'a pas été précisé...

20 Minutes avec AFP

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Un conducteur en formation dans une voiture d'auto-école (Illustration).
Un conducteur en formation dans une voiture d'auto-école (Illustration). — SERGE POUZET/SIPA

A partir du 1er janvier 2019, les conducteurs novices pourront réduire le délai probatoire, qui les obligeait à patienter pour obtenir la totalité des 12 points de leur permis de conduire. Pour cela, il leur suffira de suivre une formation « post permis » de sept heures, a annoncé jeudi la Sécurité routière.

Ceux qui pourront prétendre à cette formation sont les « titulaires d’un premier permis de conduire (A1, A2, B1) » et le stage devra être effectué « entre les 6e et 12e mois qui suivent son obtention, ni avant, ni après », indique la sécurité routière dans un communiqué.

De trois ans à deux ans

Répartie sur une seule journée de sept heures, la formation, qui sera mise en place dès le 1er janvier 2019, se fera sur la base du volontariat. Elle sera « collective afin de permettre un maximum d’échanges sur les expériences de conduite entre les conducteurs d’une même génération ».

En contrepartie, et sous réserve de n’avoir commis aucune infraction donnant lieu à retrait de points, les participants verront leur période probatoire réduite. Pour le permis classique, elle passera de trois ans à deux ans. Pour les titulaires d’un permis en conduite accompagnée, elle passera de deux ans à un an et demi.

Un coût encore inconnu

Depuis 2003, le permis de conduire est probatoire : les conducteurs obtiennent dans un premier temps six points, puis récupèrent deux points chaque année pendant les trois ans qui suivent (à condition de ne commettre aucune infraction entraînant un retrait de points). Pour la conduite accompagnée, les titulaires récupèrent trois points par an.

Le décret, publié le 8 août au Journal Officiel, ne précise pas le prix de cette formation qui sera dispensée par les écoles de conduite détentrices d’un label délivré ou reconnues par les services de l’État.

Lutter contre la « sur-confiance »

Il s’agit pour la Sécurité routière de lutter contre le « phénomène bien connu de sur-confiance », qui survient entre six mois et un an après l’obtention du permis de conduire, et « qui est la cause d’une mauvaise appréciation des risques et donc d’une accidentalité particulièrement élevée ».

L’objectif ? « Susciter chez les conducteurs novices un processus de réflexion sur leurs comportements au volant et leur perception des risques au moment où ils acquièrent davantage d’assurance ».

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