La Réunion: Un homme condamné à trois ans de prison pour apologie du terrorisme

TERRORISME L’homme qui réside à La Réunion était poursuivi pour avoir posté sur Twitter entre juin et août 2017, des messages faisant l’apologie d’actes de terrorisme…

20 Minutes avec AFP

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Illustration de la balance de Thémis, symbole de la Justice. (Illustration)
Illustration de la balance de Thémis, symbole de la Justice. (Illustration) — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Un homme de 44 ans, mis en examen pour « apologie publique d’actes de terrorisme », a été condamné jeudi à trois ans de prison par le tribunal correctionnel de Saint-Pierre (sud de La Réunion).

Des messages faisant l’apologie du terrorisme

Riad Ben Cheikh, 44 ans, était poursuivi pour avoir posté sur Twitter entre juin et août 2017, des messages faisant l’apologie d’actes de terrorisme. Il avait notamment envoyé des tweets haineux à un journaliste qui a été otage de Daesh. Il était aussi poursuivi pour outrage envers agents, lors de son interpellation à son domicile de Saint-Louis, le 2 octobre 2017.

Une deuxième procédure en cours

Il était en détention provisoire depuis son interpellation. Quelques jours après sa mise en détention, les enquêteurs avaient déterminé que Riad Ben Cheikh était en contact avec deux détenus, un Camerounais de 28 ans et un Français de 22 ans, soupçonnés d’avoir envisagé un projet d’attentat depuis leur cellule à Fresnes.

Cette affaire fait l’objet d’une procédure distincte lancée par les magistrats antiterroristes de Paris.

Septième condamnation

Riad Ben Cheikh a déjà été condamné à six reprises. Sa dernière condamnation remontait à mars 2015. Le tribunal de grande instance de Paris l’avait condamné à trois ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis, pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme. Il avait aidé une adolescente de 14 ans dans son projet de départ en Syrie.

A sa sortie de prison, Riad Ben Cheikh a été assigné à résidence à La Réunion, d’où son épouse est originaire. Cette mesure était arrivée à expiration quelques semaines avant son interpellation pour apologie du terrorisme.