Saint-Malo : Ils refusent que l’ancien camping municipal se transforme en hôtel de luxe

IMMOBILIER Le collectif Dispac’h a mené une action dimanche devant l’entrée du camping des Nielles...

J.G. avec AFP

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L'ancien camping municipal des Nielles surplombe la plage du Minihic à Saint-Malo.
L'ancien camping municipal des Nielles surplombe la plage du Minihic à Saint-Malo. — Google Street View

Le tout jeune collectif Dispac’h fait parler de lui ces derniers temps en Bretagne. Après avoir appelé au boycott du film Bécassine et dénoncé la prolifération des résidences secondaires dans la région, le collectif indépendantiste s’attaque cette fois au bétonnage des côtes bretonnes. Dimanche, une vingtaine de militants se sont rassemblés devant l’entrée de l’ancien camping municipal de Saint-Malo pour ériger une barricade symbolique.

Ils dénoncent le projet de construction d’un hôtel 5 étoiles avec spa sur le site de l’ancien camping, fermé depuis 2015 et vendu en 2016 par la mairie de Saint-Malo au groupe Raulic, qui possède déjà les Thermes Marins.

Un site déclaré comme « une zone à défendre »

« L’objectif symbolique est pour nous de déclarer cette zone comme une zone à défendre », a expliqué Ewan Thébaud, porte-parole du collectif. « On chasse clairement les classes populaires pour y mettre des gens aisés », a-t-il estimé.

Depuis le printemps, le collectif a lancé une campagne contre « le tout-tourisme et la spéculation immobilière » dans plusieurs communes littorales bretonnes. Plus globalement, Dispac’h dénonce la dépendance des territoires côtiers bretons à l’économie touristique, avec des « villages vidés de leur vie plus de la moitié de l’année », qui « voient fuir les services publics et disparaître les dynamiques et initiatives locales ».